Revue de presse - Peuple de France: Seine-Saint-Denis : les commerçants rackettés brisent l’omerta

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samedi 6 octobre 2018

Seine-Saint-Denis : les commerçants rackettés brisent l’omerta

Huit commerçants de Tremblay-en-France victimes de racket ont porté plainte. Quatre suspects ont été interpellés. Ils faisaient régner la terreur dans les magasins du centre-ville.
Huit commerçants de Tremblay-en-France victimes de racket ont porté plainte. Quatre suspects ont été interpellés. Ils faisaient régner la terreur dans les magasins du centre-ville.

Il aura fallu beaucoup de courage à ces huit commerçants de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) pour oser franchir la porte du commissariat de Villepinte. Mardi au petit matin, pour ne pas éveiller la curiosité, ils se sont décidés à déposer plainte contre ceux qui les rackettaient et leur faisaient vivre un enfer depuis six mois.

Le soir même une surveillance policière était montée aux abords des commerces. Quatre hommes étaient interpellés en flagrant délit, alors qu’ils venaient de ravager un restaurant et une boutique de téléphonie. Agés de 23 à 32 ans, et originaires de Tremblay, après 72 heures de garde à vue, ils viennent d’être déférés devant le parquet de Bobigny qui a ouvert une information judiciaire pour extorsion en bande organisée avec arme. Les faits sont punis de vingt ans de prison. Les suspects sont déjà connus de la justice : l’un est sous contrôle judiciaire, un autre sort de prison et un troisième est frappé d’une interdiction de paraître à Tremblay. Ce vendredi soir, ils ont tous les quatre été mis en examen : trois d’entre eux ont été placés en détention provisoire, le quatrième est sous contrôle judiciaire avec interdiction de se trouver en Seine-Saint-Denis.

Pour ce commerçant, les ennuis ont commencé par des incivilités répétées. « Des groupes de trois, quatre personnes venaient, quelquefois avec des chiens. Ils renversaient les présentoirs, s’en prenaient aux clients. » Un climat oppressant s’est installé. « On me demandait de montrer un article et on partait avec. Ça s’est passé des dizaines de fois. Puis un autre revenait et me disait : tu paies, si tu veux la paix. Ils menaçaient de s’en prendre à ma famille », décrit-il. Il est arrivé que les agresseurs frappent des employés.

Dans un restaurant, les fauteurs de troubles commandaient, consommaient sur place et partaient sans payer. « Ils rentraient dans les cuisines, passaient derrière la caisse », précise une victime. Ils intimaient aux clients de ne plus revenir dans l’établissement.

Pour ce gérant à bout de nerfs, le point de non-retour a été atteint début août. Un homme se présente au comptoir : « On veut 1 500 euros. On passera les chercher demain à 20 heures ». Pour appuyer sa démonstration, l’individu ouvre un sac, au fond duquel le commerçant aperçoit clairement le canon d’une arme. Il ne s’exécutera pas malgré ces menaces explicites. Mais il choisira de fermer boutique plusieurs semaines.

[...]

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