Revue de presse - Peuple de France: Rixe mortelle aux Lilas : «C'est mon quartier, je l'aime, mais c'est de pire en pire»

lundi 15 octobre 2018

Rixe mortelle aux Lilas : «C'est mon quartier, je l'aime, mais c'est de pire en pire»

Au lendemain de la mort d'un adolescent de 13 ans, les habitants du quartier des Sentes où a eu lieu la bagarre décrivent un climat «dégradé».
Au lendemain de la mort d'un adolescent de 13 ans, les habitants du quartier des Sentes où a eu lieu la bagarre décrivent un climat «dégradé».

Rien ne laisse deviner le drame qui s'est joué samedi soir dans cette rue des Lilas, commune encerclée par le XIXe arrondissement de Paris, Le Pré Saint-Gervais, Pantin, Romainville et Bagnolet. Deux bandes rivales s'y sont pourtant retrouvées et affrontées à coups de bâtons et de barres de fer.
Un adolescent de 13 ans originaire de Bagnolet a été grièvement blessé avant de succomber dimanche après-midi à l'hôpital.

Une enquête a été ouverte pour «homicide volontaire en bande organisée». Ce lundi, une source proche de l'enquête a appris à l'AFP que cinq mineurs âgés de 14 à 17 ans soupçonnés d'être impliqués dans la rixe avaient été placés en garde à vue. Deux se sont rendus à la police dimanche soir et les trois autres ont été interpellés ce lundi matin.

«Ça s'est passé juste ici», déclare Christiane en montrant du doigt la direction de la rue des Sablons. Celle qui habite aux Lilas depuis 32 ans se dit «choquée» de la mort de l'adolescent. «J'y ai élevé mes trois fils. Avant il n'y avait pas de problèmes, mais on fait face à de plus en plus de violences, on se sent de moins en moins en sécurité», soupire la retraitée, qui «aurait bien voulu déménager, mais il faut trouver ailleurs, et pas trop cher».

Un sentiment partagé par la plupart des Lilasiens croisés ce lundi. Résidente depuis 46 ans de la cité des Sentes, «un coin pas tranquille du tout», Liliane avoue «ne jamais sortir le soir». Marilyne*, quinquagénaire qui y habite depuis sa naissance, juge que le quartier «a beaucoup changé». «Il y a énormément de violences, alors qu'avant, ce n'était pas comme ça. C'est mon quartier, je l'aime malgré tout, mais c'est de pire en pire».

*Les prénoms ont été modifiés

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