Revue de presse - Peuple de France: Video. Philippe de Villiers: «Je suis lépreux, le populisme, c'est le cri des peuples qui ne veulent pas mourir.»

dimanche 14 octobre 2018

Video. Philippe de Villiers: «Je suis lépreux, le populisme, c'est le cri des peuples qui ne veulent pas mourir.»

Réagissant à la politique menée par Emmanuel Macron, Philippe de Villiers a lancé plusieurs diatribes contre le président sur BFMTV. «Si Emmanuel Macron ne veut pas s'occuper de la question identitaire, il sera balayé», a-t-il notamment affirmé.
Réagissant à la politique menée par Emmanuel Macron, Philippe de Villiers a lancé plusieurs diatribes contre le président sur BFMTV. «Si Emmanuel Macron ne veut pas s'occuper de la question identitaire, il sera balayé», a-t-il notamment affirmé.

Philippe de Villiers est remonté ! Alors qu'on avait vu l'ancien candidat à la présidentielle de 1995 et de 2007 afficher publiquement sa proximité avec Emmanuel Macron jusqu'en juin 2018, depuis, tout a basculé. Le souverainiste de droite a été déçu par plusieurs comportements du chef de l'Etat et l'a dit avec ardeur sur le plateau de BFMTV le 11 octobre.
Il a expliqué pourquoi sa position sur Emmanuel Macron avait changé de la sorte : 

«Au début, il reçoit Poutine et Trump, se comporte comme un chef d’Etat un peu gaullien en disant "je ne m’occupe pas des régimes je m’occupe des Etats". Et puis patatras, la Fête de la musique, le doigt d’honneur, la lèpre populiste...»

Alors qu'il espérait beaucoup d'Emmanuel Macron dans une sorte d'«espoir naïf» – comme il l'a révélé dans Valeurs actuelles cette semaine – Philippe de Villiers a notamment déploré qu'Emmanuel Macron ne s'attaque pas à «régler le problème identitaire». «Si Emmanuel Macron ne veut pas s'occuper de la question identitaire, il sera balayé», a-t-il asséné, s'appuyant notamment sur le discours du 3 octobre de Gérard Collomb lors de son départ du ministère de l'Intérieur, qui évoquait des quartiers «aux situations très dégradées» où «la loi du plus fort s'impose». «Nous avons installé deux sociétés face-à-face. Il y a aujourd'hui une contre-société avec des gens qui ont fait sécession mentalement et qui le jour venu nous feront comprendre que c'est nous les étrangers», dénonce par ailleurs le président historique du Mouvement pour la France (MPF).



«Si on ne rétablit pas en France et en Europe, l'idée de la frontière, au sens géographique mais aussi anthropologique, notre civilisation va partir par le fond», prévient-il également. Assumant une opposition frontale sur le sujet avec Emmanuel Macron – qui évoquait le 22 juin «la lèpre qui mont[ait] en Europe» en parlant du «nationalisme» ou «de la frontière fermée que certains proposent» – Philippe de Villiers s'affirme comme «un populiste» : 

«Moi je lui dis les yeux dans les yeux, Emmanuel, moi je suis populiste. D'ailleurs, il parle de lèpre populiste, donc moi je suis lépreux, j'ai ma petite crécelle et je ne me soigne pas parce que le populisme, c'est le cri des peuples qui ne veulent pas mourir.»

[...]

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