Revue de presse - Peuple de France: Nantes. Encore un nouveau campement sauvage de migrants

jeudi 25 octobre 2018

Nantes. Encore un nouveau campement sauvage de migrants

Depuis une semaine ils ont réoccupé un square, cette fois le square Vertais près du tramway Mangin sur l’île de Nantes.
Depuis une semaine ils ont réoccupé un square, cette fois le square Vertais près du tramway Mangin sur l’île de Nantes.

Oubliez le square Daviais, dites square Vertais. Après la « mise à l’abri » de 698 migrants du square Daviais par la municipalité socialiste de Johanna Rolland aux frais des Nantais – quatre millions d’euros – le 20 septembre dernier, les migrants ont continué à affluer à Nantes au rythme de 20 à 40 par jour. Et cela commence à se voir : depuis une semaine ils ont réoccupé un square, cette fois le square Vertais près du tramway Mangin sur l’île de Nantes.

Au dernier conseil municipal du 12 octobre, Laurence Garnier (LR), chef de file de l’opposition, prévenait le maire Johanna Rolland : elle ne pourra pas boucler toute la ville. Quelques jours avant, elle avait fait évacuer et fermer le jardin des Fonderies, sur la partie nord de l’île près des Machines de l’Ile, après que quelques dizaines de migrants cornaqués par l’extrême-gauche pro-migrants s’y soient installés.

Cette fois, square Vertais leur installation sous les voies ferrées semble tolérée. La police passe matin et soir constater la situation, depuis l’installation des premières tentes il y a une semaine. Aujourd’hui, elles sont une vingtaine, pour 60 à 70 migrants. Et les mots de Mme le maire, qui jurait le 20 septembre, puis au conseil municipal du 12 octobre encore « ne plus tolérer aucune occupation de l’espace public », semblent oubliés. D’ailleurs, contacté, le service communication de la ville de Nantes ne fait pas de commentaires sur la situation.
Nantes ? « Il fait moins froid qu’à Paris et ici on est bien. Des gens nous donnent des tentes, ils nous donnent à manger ».

Nous avons discuté avec les migrants, sur place. L’un d’eux, plus volubile que les autres, s’explique : « On est tous d’Erythrée, d’Ethiopie, du Soudan du Nord ». Pour sa part, arrivé en Italie voilà trois ans, « j’ai payé 5000 € le passage de la mer. Aujourd’hui c’est 11.000 et il y a beaucoup plus de problèmes, de violence. Je suis parti d’Italie en Suisse, là-bas, je suis resté trois ans à demander l’asile, je travaillais dans un restaurant et comme coiffeur pour des amis [au noir donc ?], finalement j’ai été expulsé de Suisse par la police. La Suisse ce n’est pas bien, ils sont tous racistes ».

Ce migrant dublinable – la Suisse fait partie du périmètre du règlement Dublin III – est donc passé en France, « d’abord j’ai vécu deux semaines à Paris porte de la Chapelle, puis je suis descendu à Nantes ». Pourquoi Nantes ? « Il fait moins froid qu’à Paris et ici on est bien. Des gens nous donnent des tentes, ils nous donnent à manger ». Même si les conditions du campement demeurent rudimentaires, faute d’eau potable et de chaleur : « au début, on dormait par terre, puis on a trouvé des cartons et ensuite on s’est fait donner des tentes. Pour ma part ça fait une semaine que je suis là, avant je vivais dans un squat avec une vingtaine de personnes ». Pour manger, ils vont aux repas de l’Autre cantine – une cantine montée par des militants qui fait ses distributions de repas chauds le soir aux migrants illégaux, au skate parc devant l’Hôtel-Dieu.


Et il semble parti pour rester sur place. « Nous avons tous rendez-vous à la préfecture pour donner nos empreintes et faire la demande d’asile le 6 novembre. D’ici là, on reste ici ». Et il nous fait comprendre que d’autres migrants illégaux vont les y rejoindre. « Parmi nous, beaucoup viennent d’arriver en Europe, certains sont en France depuis deux ou trois semaines ». La nouvelle que Nantes est une ville accueillante semble avoir fait le tour du monde… et les bonnes affaires des passeurs, relayés sur place par les bonnes âmes pro-migrants.
Les riverains inquiets : « Notre quartier est abandonné par les pouvoirs publics »

Dans le quartier, les riverains s’inquiètent de connaître un nouveau square Daviais, mais sous leurs fenêtres. « Ici ce n’est pas le centre, Johanna Rolland n’en a rien à faire », s’exclame une voisine. « Si je m’installais avec ma tente, je serai expulsée dans la journée. Eux non ». Un autre riverain témoigne : « je suis Algérien, mais je suis arrivé en France avec un visa d’installation – ma femme est française – sinon je ne serai pas venu. Eux, ils viennent sans aucun papier et ils ne sont pas expulsés, ce n’est pas normal. Et c’est nous qui payons ».

Un autre riverain explique que « [son] quartier est abandonné par les pouvoirs publics. Ici, on a une dizaine de Tunisiens sans-papiers qui vendent de la drogue à Commerce, sur le square [Wattignies] juste à côté, qui agressent, qui font du bordel et personne ne fait rien. Samedi soir vers 23 heures [le 20 octobre] ils mettaient encore du bazar, ils criaient, j’ai fait le 17, on a bien pris mon appel mais personne n’est venu. Alors pour les migrants ça va être pareil, ils vont laisser faire jusqu’à que cela devienne ingérable ».
Hervé Grélard (LREM) : « Johanna Rolland a fait l’engagement que l’espace public ne soit plus occupé et les migrants logés, elle doit le tenir »

Si la mairie – via le service communication – ne communique pas et que l’opposition municipale de droite ne s’est pour l’heure pas exprimée, Hervé Grélard (LREM, opposition municipale), lui, a tenu à réagir. « C’est un sujet sensible. Johanna Rolland a fait évacuer Daviais avec beaucoup de retard et elle a pris l’engagement qu’il n’y ait plus de migrants à la rue. On ne peut pas accepter ce type d’occupation de l’espace, public ou privé ».

Mais si Hervé Grélard est opposé à « ce type d’occupation de l’espace, public ou privé », il tient quand même à reloger ces arrivants illégaux : « on ne peut pas les laisser dans la rue. On doit les mettre à l’abri, mais aussi tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait plus d’appel d’air. Pour cela Johanna Rolland doit travailler intelligemment avec le Ministère de l’Intérieur, plutôt que de surjouer le bras de fer et claquer des portes avec panache. Pour l’heure je vois une maire isolée, prisonnière de la frange gauchisante de sa majorité qui est pour l’accueil inconditionnel ». Et qui participe indubitablement à l’appel d’air, cette fois-ci vers le square Vertais.

Louis-Benoît Greffe pour breizh-info.com


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