Revue de presse - Peuple de France: Quand la Macronie découvre la violence scolaire

lundi 22 octobre 2018

Quand la Macronie découvre la violence scolaire

Une professeure de lycée menacée de mort en plein cours à l’aide d’une arme pointée sur sa tête. Une scène violente, mais une violence qui n’est pas rare dans les écoles de notre chère République. Les macronistes, eux, débarquent face à ce phénomène qui n’est pas nouveau.
Capture d'écran Snapchat ©dpierre94
Une professeure de lycée menacée de mort en plein cours à l’aide d’une arme pointée sur sa tête. Une scène violente, mais une violence qui n’est pas rare dans les écoles de notre chère République. Les macronistes, eux, débarquent face à ce phénomène qui n’est pas nouveau.

Il est de plus en plus difficile de trouver des enseignants à mettre devant des élèves, se plaignent les rectorats. Si l’Education nationale est encore en sureffectif, il y a comme une crise des vocations. Cela n’a rien d’étonnant vu l’état de délabrement d’un système scolaire qui a exigé des professeurs qu’ils perdent toute autorité sur les élèves.
D’ailleurs le terme élève est à proscrire puisqu’il faut parler d’ « apprenant »… Des apprenants qui n’apprennent strictement rien dans de nombreuses classes où faire ouvrir un manuel scolaire au contenu simplifié à l’excès prend plusieurs dizaines de minutes. Les insultes, les menaces et les coups pleuvent et un cours réussi est un cours au cours duquel aucun incident majeur n’est à déplorer…

Arme factice pour vraie menace

Les Français ont bien compris que l’école n’était plus ce lieu sacré où la parole du maître suffisait à calmer les esprits les plus frondeurs. Aujourd’hui, les élèves tutoient les professeurs et les professeurs n’osent plus s’adresser aux élèves de peur de se retrouver à l’hôpital. Une situation vécue par une enseignante du lycée Edouard Branly de Créteil qui a été menacée par un élève de 15 ans à l’aide d’une arme. Arrivé en retard, il prend son arme de poing et exige de sa professeure d’être noté « présent ». Etre inscrit comme absent aurait pu constituer une discrimination à l’encontre de cette chance pour la France…

Il sera donc noté présent et sera filmé en train de menacer de mort l’enseignante (par les gestes, et non les quelques mots de français qu’il maîtrise) histoire peut-être d’avoir la preuve de sa présence en cours… Pendant ce temps, un autre élève se met dans le champ de la caméra pour y faire des doigts d’honneur. Ils sont donc trois à filmer et mettre en scène une violence inacceptable, mais qui est devenue le quotidien de milliers de professeurs en France. Une violence qui n’est pas nouvelle, mais dont fait mine de découvrir l’exécutif.

Brigitte Macron aurait-elle oublié d’informer son mari ? Celle qui fut prof de français n’a peut-être pas vécu la chute de toute une école grâce à son poste dans un établissement de l’élite amiénoise… Maintenant que Macron, Emmanuel, Blanquer et autres Castaner sont mis au parfum, que faire ? Il faut prendre « toutes les mesures » selon le président de la République. Les ministres de l’Education national et de l’Intérieur en appellent à un « plan d’action ». Son contenu risque de faire rire les adolescents, mais dans l’attente de trouvailles macroniennes, le bénéfice du doute est nécessaire.

Le doute est toutefois indispensable lorsqu’on évoque le retour de la sacralisation de l’école. Il est interdit aux enseignants de faire preuve d’autorité et il est impensable de priver les chances pour la France de leurs petits numéros de cirque filmés. La preuve, l’adolescent braqueur doit se trouver un nouvel établissement scolaire en attendant son jugement par un tribunal pour enfant. Son exposition un peu trop médiatique risque de lui faire du tort. Il s’en tirera certainement avec 3 mois de prison avec sursis et l’obligation d’écrire une lettre d’excuses où les erreurs de syntaxe et fautes d’orthographes ne seront pas pénalisées. Elles ne le sont déjà plus à l’école, alors…

L’enseignante, elle a gagné une incapacité totale de travail, le nouveau Graal des profs qui tombent en dépression sous les coups d’une jeunesse livrée aux instincts les plus primaires. Une amère récompense pour une femme traumatisée qui aura compris que le salut de la France était passé et que le sien passait par un départ d’une Education nationale qui n’éduque plus personne et qui a renoncé à l’instruction. La famille de l’agresseur dénonce une affaire « montée en épingle ». On comprend mieux d’où vient le problème avec de tels parents…


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1 commentaire:

  1. Ces problèmes n'existaient pas avant l'arrivée des gens du bled

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