Revue de presse - Peuple de France: Interdits de course-poursuite, les policiers vont-ils lancer leur mouvement #PasDeVague ?

mercredi 31 octobre 2018

Interdits de course-poursuite, les policiers vont-ils lancer leur mouvement #PasDeVague ?

Les policiers devront-ils lancer une opération #PasdeVague pour se faire entendre ? Plusieurs sources policières ont en tout cas confié à RT France déplorer l'impossibilité de mener à bien leur mission.
Les policiers devront-ils lancer une opération #PasdeVague pour se faire entendre ? Plusieurs sources policières ont en tout cas confié à RT France déplorer l'impossibilité de mener à bien leur mission.

Une voiture qui refuse d'obtempérer à un contrôle, un conducteur de deux-roues qui commet un vol à l'arrachée, un véhicule qui circule sans plaque minéralogique : les policiers peuvent-ils encore mener une course-poursuite ? Non ! C'est l'étonnant paradoxe auquel sont confrontés tous les policiers français. Plusieurs d'entre eux, joints par RT France, affirment même que cette situation dure depuis plusieurs années et pas seulement depuis la course-poursuite qui a eu lieu à Paris le 14 août et qui avait abouti à la mort du mis en cause.

Selon les documents émanant de la Préfecture de police et destinés aux gardiens de la paix qu'un policier lanceur d'alerte a transmis à RT France, la doctrine est même très claire : 

«Les faits qui motivent la poursuite doivent être d'une certaine gravité : fuite ou évasion d'un individu armé ayant l'intention d'attenter à la vie d'un tiers ; auteurs, armés ou non, d'un crime de sang ; auteurs non-identifiés d'autres crimes ou délits aggravés entraînant un préjudice corporel. Dans les autres situations, toute poursuite systématique est exclue, notamment pour ce qui est des refus d'obtempérer.»


«Aujourd'hui, on prend plus soin des mis en cause que des victimes, c'est le monde à l'envers», enrage Gérald Rivière, porte-parole de l'association policière UPNI. Nathalie, cadre de cette organisation renchérit : 

«Imaginez-vous à la place des policiers qui doivent expliquer à la femme qui vient de se faire arracher son sac ou son téléphone par un scooter qu'on ne va pas poursuivre les malfaiteurs, qu'on n'en a pas le droit... Qu'on va se contenter de relever la plaque.»

"Aujourd'hui, on prend plus soin des mis en cause que des victimes, c'est le monde à l'envers"

Nathalie a même un exemple très concret à faire valoir : 

«La semaine dernière dans mon secteur, un équipage de police a commencé à poursuivre un véhicule sur l'autoroute qui avait déjà percuté quatre autres véhicules. Les fonctionnaires ont fait remonter l'information à la station directrice qui leur a intimé l'ordre de cesser la poursuite. Ils ont malgré tout continué et sont parvenus à interpeller les deux mis en cause à bord du véhicule suspect... Et ce sont les policiers vont probablement devoir répondre de leurs actes !»


Eviter que les banlieues ne s'embrasent

La raison invoquée pour expliquer ce paradoxe par l'association UPNI et le policier lanceur d'alerte est la même : «Acheter la paix sociale» et «éviter que les banlieues ne s'embrasent». C'en est trop pour la Mobilisation des Policiers en Colère (MPC), une association policière, qui affirme sur Twitter ce 30 octobre : «Le #PasDeVagues s'applique depuis bien longtemps dans la Police», en réponse à une publication de RTL sur le sujet. Une référence au mouvement lancé sur les réseaux sociaux par des professeurs dénonçant les efforts de leur hiérarchie pour taire sur les problèmes qu'ils rencontrent.

[...]

En savoir plus sur francais.rt.com

Sur le même thème lire aussi:

➜ Paris : les policiers interdits de courses-poursuites dans la ville

Paris : les policiers tirent à neuf reprises pour stopper un véhicule en fuite

➜ Course-poursuite mortelle à Paris : le policier qui a tiré mis en examen et placé sous contrôle judiciaire

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Participer à la discussion

Articles à lire aussi

Faire un don à Peuple de France avec PayPal