Revue de presse - Peuple de France: La France peine à expulser les immigrés clandestins faute de coopération des pays d'origine

samedi 13 octobre 2018

La France peine à expulser les immigrés clandestins faute de coopération des pays d'origine

Pour pouvoir procéder aux expulsions des clandestins, un laissez-passer consulaire du pays d'origine est nécessaire. Paris en récupère à peine 100 par mois, trop de pays rechignant à délivrer ces documents indispensables à l'éloignement.
Pour pouvoir procéder aux expulsions des clandestins, un laissez-passer consulaire du pays d'origine est nécessaire. Paris en récupère à peine 100 par mois, trop de pays rechignant à délivrer ces documents indispensables à l'éloignement.

Seulement 790 laissez-passer obtenus pour près de 4000 demandés par les services du ministère de l'Intérieur entre le 1er janvier et le 31 juillet. Selon des informations publiées par Le Figaro, la France peine à récupérer ces sésames indispensables à l'expulsion des personnes sans-papiers et ne parvient pas à en obtenir plus de 100 par mois. Les laissez-passer consulaires concernent les clandestins qui ont détruit leurs papiers et dont il faut établir la nationalité. Sans la coopération du pays d'origine supposé, aucun retour n'est envisageable.

A son arrivée place Beauvau, Gérard Collomb avait affirmé que le dossier était embourbé et que les préfets n'osaient quasiment plus consulter les consulats étrangers tant le taux de réponse était faible. Le 4 septembre, peu avant sa démission, le ministre de l'Intérieur s'exprimant devant les attachés de sécurité intérieure placés auprès des ambassadeurs français dans le monde, donnait des chiffres édifiants : «Depuis le début de l'année, […] le nombre de laissez-passer consulaires demandés a été de 3857, soit +66 % par rapport à la même période l'an passé. Le nombre de LPC instruits a été de 2095, soit +32 %. Et le nombre de LPC obtenus a été de 790.»

Même si ce chiffre paraît bas, il constitue un progrès de 43 % par rapport à 2017. «Nous agissons, malgré les difficultés, sur le plan européen, à la fois pour renforcer l'agence Frontex [Agence européenne de garde-côtes et garde-frontières], qui est en train de monter en puissance, et pour trouver les voies de coordination et d'une solidarité européennes efficaces en la matière», assurait le ministre.

A sa demande, un ambassadeur ad hoc a été nommé pour tenter de débloquer la situation avec certains pays réticents à toute coopération. La France tente ainsi de convaincre ses interlocuteurs étrangers, laissant parfois entendre qu'elle conditionnera ses aides financières ou matérielles aux États concernés à leur capacité à augmenter le taux de réadmission de leurs ressortissants indésirables en France....

[...]

En savoir plus sur francais.rt.com

Sur le même thème lire aussi:



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Participer à la discussion

Articles à lire aussi

Faire un don à Peuple de France avec PayPal