Revue de presse - Peuple de France: Tant pis pour les retraités : le gouvernement dit non à une "CSG plus progressive"

mercredi 24 octobre 2018

Tant pis pour les retraités : le gouvernement dit non à une "CSG plus progressive"

Dans une interview accordée au journal "Les Echos", la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, se dit opposée à une "CSG plus progressive", mesure pourtant portée par certains députés LREM. "Il faut arrêter de créer des seuils", explique-t-elle.
Dans une interview accordée au journal "Les Echos", la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, se dit opposée à une "CSG plus progressive", mesure pourtant portée par certains députés LREM. "Il faut arrêter de créer des seuils", explique-t-elle.

Pas touche à la hausse de la CSG. Après l'adoption d'un amendement, le mardi 16 octobre lors de l'examen de la loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), proposant de moduler la hausse de la CSG appliquée aux pensions de retraites en fonction des revenus des bénéficiaires, le gouvernement réagit enfin. Dans les colonnes du journal Les Echos, ce mardi 23 octobre, la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a déclaré ne pas être favorable à une "CSG plus progressive". "Cet amendement conduirait à opposer les retraités entre eux", selon elle.

A l'origine de cet amendement, vingt-et-un élus du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale. Voyant dans la hausse de 1,7 point du taux de prélèvement de la contribution sociale généralisée (CSG), en vigueur depuis le 1er janvier 2018, une mesure "injuste" qui favorise les "effets de seuil brutaux", ces parlementaires ont proposé d'appliquer cette mesure fiscale différemment selon les revenus des retraités.


Concrètement, ils souhaitent un retour à l'ancien taux de CSG (6,6%) pour les retraités dont la pension mensuelle se situe entre 1.200 et 1.600 euros. Ensuite, pour ceux qui perçoivent entre 1.600 et 3.000 euros, le taux de CSG augmenté (8,3%) serait maintenu. Tandis que, pour ceux étant au-dessus de ce seuil, un nouveau taux de 9,2% serait créé. Le tout dès le 1er janvier 2019.

Ce qui n'est pas du goût du gouvernement, comme le confirment les propos d'Agnès Buzyn. "Il faut arrêter de créer des seuils qui génèrent ensuite des débats sans fin et des incompréhensions", explique-t-elle.

Invité d'Europe 1 ce mardi 23 octobre, le nouveau ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, s'est également dit "pas favorable" à une telle mesure : "La progressivité n'est pas la bonne façon de répondre à cette question", a-t-il tranché.

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