Revue de presse - Peuple de France: La CEDH contre la liberté d’expression

mercredi 31 octobre 2018

La CEDH contre la liberté d’expression

La Cour européenne des droits de l’homme tend de plus en plus à installer une jurisprudence «droitdelhommiste» au-dessus de nos droits nationaux.
La Cour européenne des droits de l’homme tend de plus en plus à installer une jurisprudence «droitdelhommiste» au-dessus de nos droits nationaux.

Mais, pour les habitants de pays asservis à un pouvoir pré-totalitaire, comme la France, elle rendait régulièrement des services en défendant notre liberté d’expression ou notre liberté de religion.


Nous pouvons désormais évoquer cette époque au passé. La CEDH est dorénavant du côté des obstacles à la liberté d’expression et des soutiens à la colonisation culturelle du Vieux continent.

En effet, le 25 octobre, la Cour a validé un jugement autrichien contre une ressortissante de ce pays qui avait eu le front de critiquer l’islam.

Concrètement, cette ressortissante avait tenu deux séminaires sur l’islam en octobre et novembre 2009 et avait évoqué le mariage de Mahomet (le «beau modèle» des musulmans) avec Aïcha – mariage contracté quand la fillette avait 6 ans et consommé quand elle en avait 9. La conférencière avait ajouté : «De quoi s’agit-il, si ce n’est de pédophilie?»

Pour cela, l’intéressée fut con­damnée en première instance et en appel. La demande en révision formulée auprès de la Cour suprême fut rejetée, ce qui conduisit la plaignante à saisir la CEDH. Laquelle vient donc de répondre que ces jugements successifs n’avaient pas violé l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, dans lequel on lit: «Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière.»

Il faut beaucoup d’imagination ou de mauvaise foi pour estimer que condamner cette personne ne viole pas cet article.

Mais, surtout, les attendus sont la preuve d’une dhimmitude volontaire de la CEDH, qui ne peut qu’inquiéter les Européens.

La Cour distingue ainsi déclaration factuelle et jugement de valeur et ajoute : «Un jugement de valeur dépourvu de base factuelle suffisante risque d’être excessif.»

C’est bien possible, mais ce que relatait la plaignante figure en toutes lettres dans les textes sacrés de l’islam. Ce qui offre une «base factuelle» relativement solide.

Et l’on arrive ainsi à ce morceau d’anthologie: «Les juridictions nationales ont soigneusement mis en balance le droit de la requérante à la liberté d’expression et les droits d’autres personnes à voir protéger leurs convictions religieuses et préserver la paix religieuse dans la société autrichienne.»

En d’autres termes, vous pouvez ne pas être d’accord avec l’islam, à la condition de ne pas choquer de musulmans!

La CEDH admet donc la théorie fumeuse de l’Organisation de la conférence islamique, selon laquelle toute critique de l’islam serait de «l’islamophobie», forme de «racisme».

Pourtant, toute critique de l’islam n’est pas nécessairement hostile. Songeons à ces intellectuels musulmans qui tentent de réinterpréter le Coran en un sens plus compatible avec notre vision contemporaine de la dignité humaine. La CEDH leur dit sans sourciller que ces critiques ne peuvent pas être protégées, même en Europe, par la liberté d’expression. Mais, surtout, il est absurde d’assimiler critique religieu­se et racisme. En d’autres temps, la CEDH aurait-elle considéré que la critique de «Mein Kampf» relevait de la «germanophobie»?

Dois-je préciser que ce nouveau délit de blasphème ne protège que l’islam et qu’il est toujours possible (encouragé?) d’insulter le christianisme au nom de la liberté d’expression?

GUILLAUME DE THIEULLOY pour les4verites.com

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