Revue de presse - Peuple de France: Allocution d'Emmanuel Macron: Le Président dit tout et son contraire

jeudi 18 octobre 2018

Allocution d'Emmanuel Macron: Le Président dit tout et son contraire

Discours creux, semé de faux-propos… Tel était Emmanuel Macron ce 16 octobre.
Discours creux, semé de faux-propos… Tel était Emmanuel Macron ce 16 octobre.


Extraits d’une allocution…


« Une ambition : faire de notre pays une puissance éducative, économique, environnementale… Aucune amélioration individuelle n’est possible ni durable si notre nation n’est pas plus forte… Nous sommes bien une nation, qui se tient par mille fils tendus… Je demande au nouveau gouvernement de mener la transformation dont notre pays a besoin, dans l’objectif que nous reprenions pleinement la maîtrise de notre destin… Ne pas se soumettre aux choix économiques et financiers d’autres puissances… Poursuivre notre travail pour plus de souveraineté… économique en France… Ne pas se soumettre au grand désordre contemporain des migrations… Je demande au gouvernement d’agir et de prendre des décisions vigoureuses afin que notre pays conserve cette maîtrise de son destin… Nous avons besoin de toutes les énergies de la nation. Je crois, mes chers compatriotes, dans ce ressaisissement de notre nation ; je crois en notre capacité à porter cette voix française qui est attendue en Europe et dans le monde. J’ai confiance en notre patrie. »

Crut-on un instant au retour de la bête immonde, le nationalisme ? J’en tremble encore d’effroi…

Mais, au fait, de qui ces propos ? Marine ? Jean-Marie ? Non ; vous les avez bien entendus hier soir, ils sont ceux du président Macron… Alors, quand le même nous explique également que : « L’Europe bascule presque partout vers les extrêmes et cède au nationalisme. » Puis, peu après, qu’il ne faut pas se résoudre à être les somnambules du monde qui va… L’envie nous vient de le traiter de tartufe !

De tartufe, de Pinocchio ou de ce que l’on veut… Mais en tout cas pas d’homme sage. Celui qui se contredit ainsi ne saurait avoir la clarté de l’esprit qu’il est souhaitable d’avoir quand on dirige un pays. La contradiction interne, j’allais dire ‘intime’, est une des marques de la schizophrénie. Et quand Emmanuel Macron veut contredire le vent de ce que l’on m’autorisera à appeler ‘le ressourcement de l’Europe’, il me vient cette phrase de Bernard Pivot : « L’esprit de contradiction n’est vraiment insupportable que lorsqu’il pousse la contradiction jusqu’à se contredire lui-même. »

Conduit-on une nation lorsque l’on est atteint de cette maladie ? La conduit-on bien quand, pour ce faire, on « (s’appuie) sur toutes les forces du progrès et de la réforme », oubliant par là même de ‘penser le passé’ et de chercher de la nation les racines afin d’en faire un phare éclairant de l’avenir ?

On ‘crut’ aussi l’espace d’un instant entendre le grand Charles au lendemain de la guerre : « (Il s’agit) de transformer en profondeur l’État et ses fonctions publiques… Changer les systèmes de retraite pour qu’elles soient les mêmes pour tous, c’est plus juste… Poursuivre les changements profonds dans de nombreux secteurs… Le gouvernement s’est attaqué à la racine des problèmes… Je demande au gouvernement de mener la transformation dont notre pays a besoin… Je sais toutes les blessures de notre pays, ses doutes, ses peurs et ses colères… Mais je sais que l’esprit profond du peuple français a toujours été de ne pas se soumettre – il ne manquait plus que ‘Paris brisé, Paris martyrisé, Paris libéré !’… Il faut poursuivre un projet ambitieux de transformation de notre société… Changer en profondeur notre manière d’éduquer… Mener un travail de reconquête républicaine… Etc. Et Bla bla bla… »

Discours creux, semé de faux-propos… Tel était Emmanuel Macron ce 16 octobre, jour anniversaire de l’exécution de la Reine :

Un président qui voit nécessité de renforcer les moyens de la police et de la gendarmerie mais se gardera bien de donner ordre d’arrêter les black blocs – ‘heureusement, il n’y pas eu de blessés parmi les forces de l’ordre’, disait Collomb ; de poursuivre les fuyards motorisés – ils risqueraient quelque chute – ou même le simple dealer car cela mettrait le quartier à feu et à sang…

Celui qui se tient dans la crainte des chiens hurlants des médias s’il advient une blessure à qui refuse d’obtempérer aux forces de l’ordre…

Celui qui persiste à nommer ‘terrorisme’ les islamistes qui nous font guerre et usent de ce moyen d’action… Un peu comme si l’on usait d’un euphémisme pour désigner les nazis – on pourrait les nommer… combattants ou soldats, peut-être ? Et les Khmers rouges seraient appelés des brutes… Ah, la belle innovation que voilà ! ‘Frères d’armes, avec moi, combattons les soldats et les brutes !’ Les soldats de ? On ne sait. Les brutes d’où ? On ne le sait pas plus… Pff…

Celui qui veut « (être) jugé à l’aune de la lucidité et du courage » et demande dans le même temps « que l’on ne se trompe pas d’ennemi », le poison du nationalisme…

Celui-ci mérite-t-il notre respect ?

Bertrand du Boullay pour ripostelaique.com

Sur le même thème lire aussi:


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Participer à la discussion

Articles à lire aussi

Faire un don à Peuple de France avec PayPal