Revue de presse - Peuple de France: L’Allemagne se désendette de 1675 € par seconde Dans la même seconde, la dette française s’alourdit de 2090 €

mardi 16 octobre 2018

L’Allemagne se désendette de 1675 € par seconde Dans la même seconde, la dette française s’alourdit de 2090 €

2 255 316 000 000 €, c’est le montant de la dette qui sera transmise à nos enfants. Impossible de concevoir un tel montant. Cela représente 33 567 € par Français. Une fatalité ? Nos voisins européens nous montrent que non.
2 255 316 000 000 €, c’est le montant de la dette qui sera transmise à nos enfants. Impossible de concevoir un tel montant. Cela représente 33 567 € par Français. Une fatalité ? Nos voisins européens nous montrent que non.


Depuis 43 ans, pas une seule année les administrations ne sont parvenues à équilibrer leurs comptes.
Plus personne ne conçoit d’ailleurs que cela puisse arriver un jour. Désormais, l’objectif politique affiché est de limiter le déficit au sacro-saint 3 % du PIB.

D’après Eurostat, la dette publique atteignait 2 255 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2018, soit 97,7 % du PIB. Pour être rigoureux, il faudrait ajouter les droits acquis des retraités français qui sont aussi des engagements que l’État devra assumer, ce qui fait grimper la dette entre 400 et 550 % du PIB.

Alors que la dette publique augmente de 2090 € par seconde (moyenne 2017), elle baisse outre-Rhin d’un montant comparable, 1675 € par seconde.

Les États allemand et néerlandais accumulent des excédents qui permettent de diminuer le volume de leurs dettes depuis 2015. La France, l’Espagne et l’Italie, quant à elles, font figure de mauvais élèves malgré une situation économique conjoncturelle favorable.

En allemand, « dette » et « faute » se traduisent en un seul mot « schuld ». Un budget déséquilibré pénalise doublement les générations futures de contribuables, pauvres comme riches : elles devront rembourser l’argent qu’elles n’ont pas dépensé tout en payant les intérêts des obligations. À l’heure actuelle, chaque nouveau Français naît avec une dette de plus de 33 000 € à rembourser.

Mais la dette opère aussi une redistribution inversée des pauvres vers les riches, appelée « Robin des bois à l’envers ». L’État emprunte de l’argent à ceux qui en ont, c’est-à-dire aux plus fortunés. Les emprunts publics sont donc une rente que les plus pauvres sont forcés de payer à ceux qui ont les moyens d’investir dans des obligations.

Parmi les cinq premières économies de la zone euro, seule la dette française augmente au prorata du PIB. Depuis 2012 en Allemagne et depuis 2014 aux Pays-Bas, la dette baisse significativement en volume. Ces pays montrent qu’il est tout à fait possible d’inverser la tendance.

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