Revue de presse - Peuple de France: 11 novembre : Macron veut célébrer sa propre gloire plus que l’armée française

lundi 22 octobre 2018

11 novembre : Macron veut célébrer sa propre gloire plus que l’armée française

Vous pensiez, naïvement, que le 11 novembre était l’occasion de commémorer l’armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale et d’honorer nos soldats, nos sous-officiers, nos officiers et nos maréchaux ? Et, par-delà cet événement tragique de notre histoire, resserrer le lien entre la nation et son armée ? Eh bien, vous vous trompiez ! Le prince qui nous gouverne en a décidé autrement.
Vous pensiez, naïvement, que le 11 novembre était l’occasion de commémorer l’armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale et d’honorer nos soldats, nos sous-officiers, nos officiers et nos maréchaux ? Et, par-delà cet événement tragique de notre histoire, resserrer le lien entre la nation et son armée ? Eh bien, vous vous trompiez ! Le prince qui nous gouverne en a décidé autrement.

« Le sens de cette commémoration, ce n’est pas de célébrer la victoire de 1918 », a indiqué l’Élysée : « Il n’y aura pas de défilé ou de parade militaires. »
Il paraît que ça a été négocié avec une invitée de marque, Angela Merkel. Peut-être pour ne pas rappeler à l’Allemagne de mauvais souvenirs ? Mais la France n’a pas que de bons souvenirs, non plus, avec cette guerre. L’entourage du Président explique que, désormais, « le président de la République regarde l’histoire en face ». Aïe ! Il nous a déjà fait le coup ! La dernière fois, c’était pour la colonisation : il la considérait comme un « crime contre l’humanité ». Que va-t-il inventer, cette fois ?

L’Élysée, intarissable, nous renseigne : « Les combattants […] étaient pour l’essentiel des civils que l’on avait armés. » Prendrait-il, une fois de plus, la direction de la repentance ? Les civils poussés au combat par des généraux et maréchaux qui donnaient des ordres mais qu’on ne voyait pas au front, tandis que des centaines de milliers de Français tombaient sous les obus ! Il ne faut pas lui faire de procès d’intention, mais peut-être bien qu’il y songe. Il aura même, qui sait, un mot plus aimable pour les insoumis et les mutins que pour les poilus restés à leur poste. Un bon moyen pour redorer son blason, à gauche.

Quelques réactionnaires estimeront qu’il ferait mieux de célébrer l’unité de la nation autour de son armée, mais c’est trop vieux jeu ! Maintenant, on n’honore l’armée que quand on a besoin d’elle, comme d’un dépanneur en cas de panne. Ou, pendant une heure, quand un soldat français est tué au Sahel. Le reste du temps, il est bien vu de la salir. Récemment, notre Président n’a-t-il pas présenté des excuses à la veuve d’un mathématicien, qui aurait été torturé à mort en Algérie, oubliant de préciser qu’il soutenait activement les terroristes du FLN qui ensanglantaient les rues d’Alger ?

Les armées, précise l’Élysée, auront quand même le droit d’organiser une cérémonie aux Invalides pour rendre hommage aux militaires, mais « le président de la République ne sera pas présent ». Il a déjà assez à faire avec « l’itinérance mémorielle et territoriale » (sic) qu’il effectuera à l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918. Avouez qu’une telle appellation, ça a du panache !

On apprend aussi qu’un scandale vient d’être évité. Figurez-vous que, dans le programme officiel des cérémonies, s’était glissé un « hommage aux maréchaux de la Grande Guerre à l’hôtel national des Invalides » en présence – tenez-vous bien ! – du président de la République ! Branle-bas à l’Élysée ! Gageons que le ministre de l’Intérieur va diligenter une enquête, voire une perquisition à l’état-major, pour découvrir le coupable. Mais rassurez-vous : on a fait rapidement disparaître le paragraphe sacrilège.

Vous comprenez, Gallieni, Joffre, Lyautey, passe encore, mais Pétain ? Vous vous rendez compte, le maréchal Pétain honoré aux Invalides ! Seuls d’anciens collaborateurs ou quelques fascistes pouvaient faire cette mauvaise blague ! Sa majesté Macron ne l’eût pas supporté. Il veut une histoire conforme à ses préjugés et à ses intérêts. Le 11 novembre n’est, pour lui, qu’un moyen de communication. Il invite Merkel, Trump, Poutine, d’autres chefs d’État encore : non pas pour rendre hommage aux armées, ni aux poilus, ni à leur héroïsme, mais pour mettre en vitrine sa petite personne. Il se voit déjà nimbé d’une auréole.

Philippe Kerlouan pour bvoltaire.fr


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