Revue de presse - Peuple de France: Les trois crises qui menacent notre avenir

dimanche 30 septembre 2018

Les trois crises qui menacent notre avenir

Tous les patriotes et tous ceux qui se sentent concernés par l’avenir et la survie du peuple français doivent prendre conscience que notre existence même se trouve aujourd’hui menacée par trois crises.
Tous les patriotes et tous ceux qui se sentent concernés par l’avenir et la survie du peuple français doivent prendre conscience que notre existence même se trouve aujourd’hui menacée par trois crises.

La première est la crise démographique

Si aucune action n’est menée pour inverser les courbes, la population française autochtone sera mise en minorité et remplacée sur un territoire qu’elle occupe depuis des millénaires d’ici quarante ans.
Non seulement ce remplacement conduira à la disparition physique de notre peuple, mais il aura – et a déjà – pour corollaire une augmentation des violences, un effondrement du capital humain comme économique, bref, la disparition de la France en tant qu’État, que nation, que puissance.

Cette crise démographique est prise au sérieux, à juste titre, par la totalité des forces patriotes.
Malheureusement, son urgence et sa réalité visible conduisent trop souvent à occulter deux autres crises tout aussi importantes qui menacent de façon aussi grave l’avenir de notre peuple et de notre pays.

La seconde crise est celle de l’énergie

Depuis la Révolution industrielle, l’Occident, rejoint depuis peu par les pays en développement, exploite un stock de matières premières pour l’essentiel non renouvelables. Il y a bien sûr le pétrole, mais aussi le cuivre, le nickel, le zinc, l’or ou encore le phosphate, ce dernier étant indispensable à notre agriculture moderne. Or, tous les spécialistes et toutes les études convergent pour nous avertir que ces stocks sont en diminution et devraient s’épuiser d’ici vingt ou trente ans, c’est-à-dire demain.
À ce jour, aucune alternative sérieuse n’existe pour remplacer le pétrole dans les proportions où il est utilisé aujourd’hui, sans parler des autres ressources, indispensables en agriculture ou en électronique.
Quant aux énergies renouvelables, non seulement elles occupent une part dérisoire dans le mix énergétique mondial, mais leur coût comme leur rendement les rendent incompatibles avec le maintien de notre système économique et de notre niveau de confort actuel.

Ces données signifient que tout le système économique et social mondial fondé sur l’agriculture intensive, les échanges mondiaux, la croissance continue de la population et de la consommation est condamné mécaniquement à s’arrêter ou à sérieusement se ralentir par simple épuisement du carburant énergétique nécessaire au fonctionnement de la machine économique. Les conséquences de ce changement sont incalculables et nécessitent de repenser de façon totale et profonde notre modèle économique et nos investissements pour l’avenir. Pensant que les courbes vont continuer leur croissance de façon linéaire, nous refusons d’envisager un changement brutal de tendance, le fameux « Black Swan » théorisé par le statisticien Nicolas Taleb.

La troisième : la dette

Mais avant cela, nos sociétés risquent d’être frappées par une troisième crise, directement liée à la seconde, la crise de la dette. En effet, Jean-Marc Jancovici a démontré le lien direct entre croissance économique et accès à l’énergie. Pour simplifier : la dette est un pari sur une croissance future, laquelle permettra son remboursement. Or, en dernière analyse, la croissance est fondée sur l’énergie car ce qui fait tourner tout notre système, ce sont nos machines, nos « esclaves énergétiques ». Moins d’énergie pour faire tourner nos machines, c’est moins de croissance et moins de croissance, c’est l’incapacité de rembourser les dettes que nous avons contractées en imaginant les honorer grâce aux fruits d’une croissance future.

Cette contraction énergétique se heurte depuis les années 70 à la nécessité de continuer à faire croître l’économie à un rythme soutenu. Les États, les banques et les banques centrales ont donc généré, depuis quarante ans, une quantité phénoménale de dette afin de maintenir artificiellement le système économique à flot. Mais tôt ou tard, le point de rupture sera atteint.

Selon les experts financiers, après la dette des ménages, nous allons connaître une crise de la dette des entreprises avec, cette fois, un problème de taille : depuis 2008, les banques centrales ont épuisé tous les outils à leur disposition pour éviter l’arrêt fatal du système et son effondrement. Selon plusieurs analystes, l’arrivée de la prochaine crise est prévue pour 2019 et pourrait conduire, cette fois, à un effondrement économique généralisé. Comme souvent en économie, il est difficile de prédire de façon exacte le point de basculement mais une chose est sûre : l’endettement actuel n’est pas soutenable et la « croissance » est maintenue de façon artificielles grâce à des astuces financières et monétaires. Tôt ou tard, un rééquilibrage va se produire et il sera brutal.

Ces trois crises, auxquelles vont s’ajouter les crises climatique, alimentaire, politique et migratoire vont être autant de bombes qui vont faire exploser tout ce que nous prenons pour acquis et que nous considérons comme « la norme » depuis plusieurs siècles.

La question politique majeure n’est donc pas de lutter contre l’islamisation, la pollution ou le chômage mais de considérer ces différentes crises comme un tout et de prendre toutes les mesures nécessaires pour répondre à ces menaces existentielles pour le peuple français.
Sur tous les plans, nous vivons depuis des décennies à crédit et le moment approche de payer l’addition. Le XXIe siècle sera le « temps des conséquences et de l’irréparable ».
Tous ceux qui se sentent responsables du destin de la France doivent donc comprendre que la question qui se pose n’est rien de moins que celle de notre survie en tant que peuple et que pour y répondre, nous allons devoir changer radicalement de paradigme.

Stanislas Berton pour ripostelaique.com

Pour aller plus loin :

Jean-Marc Jancovici, Dormez tranquilles jusqu’en 2100 / La transition énergétique pour tous

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