Revue de presse - Peuple de France: Suppression des menus sans porc des cantines. Un maire RN du Gard au tribunal

mardi 25 septembre 2018

Suppression des menus sans porc des cantines. Un maire RN du Gard au tribunal

Julien Sanchez, maire Rassemblement National de Beuacaire (Gard) a annoncé la suppression des menus de substitution dans les cantines de sa commune, en décembre 2017, par un simple encart dans le journal municipal. Le rapporteur public a demandé mardi devant le tribunal administratif de Nîmes l'annulation de cette décision.
Le maire RN de Beaucaire, Julien Sanchez
Julien Sanchez, maire Rassemblement National de Beuacaire (Gard) a annoncé la suppression des menus de substitution dans les cantines de sa commune, en décembre 2017, par un simple encart dans le journal municipal. Le rapporteur public a demandé mardi devant le tribunal administratif de Nîmes l'annulation de cette décision.

Le rapporteur public a demandé mardi devant le tribunal administratif de Nîmes l'annulation de la décision du maire RN de Beaucaire de supprimer les menus de substitution au porc des cantines de sa ville, au motif qu'elle n'avait pas été prise dans les règles.
C'est par un simple encart publié dans le journal municipal en décembre 2017 que Julien Sanchez avait annoncé la suppression dans les cantines scolaires des repas de substitution au porc qualifiés « d'anti-républicains » et sa volonté d'imposer un menu avec du porc une fois par semaine. Quatre associations et le préfet du Gard ont attaqué cette décision devant la justice administrative.

En audience publique mardi, le rapporteur public a contesté « la légalité de cette décision, justement parce qu'il n'y a pas de décision formalisée, mais juste une inscription annonçant la nouvelle dans le journal municipal ». « Le maire a décidé seul, de manière isolée, sans tenir compte de la compétence du conseil municipal en la matière », a dénoncé le rapporteur public, dont l'avis est généralement suivi par le tribunal.

« Notre avocate a rappelé l'existence de plusieurs circulaires ministérielles qui indiquent que le repas de substitution n'est pas une obligation ou un dû », a réagi auprès de l'AFP Julien Sanchez après l'audience, fustigeant « l'intrusion d'un interdit religieux dans un espace public ». « Ceux qui prennent en otage les enfants, ce sont les parents », a-t-il ajouté. 

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