Revue de presse - Peuple de France: Erik Tegnér: « Viktor Orbán devrait être un exemple pour tous les patriotes »

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vendredi 14 septembre 2018

Erik Tegnér: « Viktor Orbán devrait être un exemple pour tous les patriotes »

Erik Tegnér, candidat à la présidence des Jeunes LR, prône l’alliance de la droite avec Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, et avec plus généralement toutes les forces à droite.
Erik Tegnér (@tegnererik) | Twitter
Erik Tegnér, candidat à la présidence des Jeunes LR, prône l’alliance de la droite avec Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, et avec plus généralement toutes les forces à droite.

Voilà qui ne plait pas chez les vieux éléphants des Républicains, adeptes du « cordon sanitaire », et qui ne semblent pas prêts, malgré les revers électoraux successifs, à changer leur ADN. Ils veulent donc tout faire pour l’exclure de la course à la présidence des Jeunes Républicains, au risque de provoquer une fuite de nombreux jeunes adhérents.
Breizh-info.com : Pouvez-vous présenter votre parcours politique et professionnel à nos lecteurs ?

Erik Tegnér : J’ai 25 ans, je viens de terminer un double diplôme d’école de commerce à Grenoble et de relations internationales à l’IRIS que j’ai effectué en alternance dans un grand groupe immobilier. J’ai été adhérent à l’UMP et suis désormais adhérent aux Républicains. J’ai beaucoup travaillé pour Virginie Calmels en tant que responsable jeunes mais également comme conseiller en charge des éléments de fond. J’ai pris la décision, en mai, de démissionner de ce poste car les divergences idéologiques devenaient trop importantes, et il aurait été malhonnête de continuer à servir des convictions que je ne partage pas nécessairement. Je suis désormais candidat à la présidence des Jeunes Républicains, et je défends l’idée d’un dialogue avec toutes les droites.

Breizh-info.com : Quelles raisons vous ont incité à « sortir du bois » et à vous lancer dans la course à la présidence des Jeunes Républicains ?

Erik Tegnér : Pour tout vous dire, j’en avais plus qu’assez d’être conditionné dans un système où la bien pensance et la malhonnêteté sont reines. Je ne supportais plus ce double discours qui veut qu’en privé nous nous autorisons à évoquer de potentielles alliances avec des partis catégorisés plus à droite, voire à mettre en pratique ces alliances, et qu’en public, nous nous acharnons à les condamner. C’est un jeu de dupes, auquel j’avais l’ambition de mettre fin, et une forme de schizophrénie qui empêche les jeunes de réfléchir profondément aux grandes problématiques auxquelles nous sommes confronté en France. J’ai voulu libérer la parole de ces Jeunes, du moins, leur permettre de s’exprimer sans avoir peur d’être pointés du doigt ou exclus. J’ai voulu déconstruire les murs qui séparent des courants pourtant très proches, nous libérer des verrous intellectuels imposés par la gauche depuis tellement d’années au nom du sacro-saint « front républicain », imaginé par Mitterrand pour que le centre gouverne toujours au maximum.

Breizh-info.com : Votre campagne est marquée par l’idée de réaliser « l’union de toutes les droites ». Comment justifiez-vous ce choix ?

Erik Tegnér : La justification de ce choix, ce sont les Français eux-mêmes! Le bloc de droite représente à lui seul 40% des suffrages, alors que le bloc de gauche n’en représente que 27%. Jean-Luc Mélenchon, ce n’est pas la seule alternative à Emmanuel Macron. La droite en est une, plus ancrée, plus réaliste, plus enracinée dans l’Histoire et plus prometteuse à l’avenir. Seulement, la droite est forte lorsqu’elle est unie. Alors je veux faire sauter les digues qui l’entrave dans sa course à la victoire, je veux faire passer un message aux élites politiques et à la presse, en leur disant que le diktat moral n’a jamais été utile, n’a jamais servi personne, et qu’il s’agit ni plus ni moins de culpabiliser ceux qui veulent défendre la France dans la mondialisation, la protéger du multiculturalisme à outrance et du pouvoir libertaire qui s’avèrera liberticide à l’avenir.

L’enjeu, c’est de gouverner et de bien gouverner. L’enjeu, c’est l’avenir de la France. Aucun mur ne devrait pouvoir se dresser entre nous et la cause la plus juste du monde.


Breizh-info.com : Viktor Orbán et Matteo Salvini sont aujourd’hui les deux principales figures de l’opposition à l’immigration vers l’Europe. Votre avis quant aux politiques menées par ces deux hommes sur le sujet ?

Erik Tegnér : Je n’ai pas peur de le dire, Viktor Orbán devrait être un exemple pour tous les patriotes. Il a mené une politique économique qui a permis une baisse drastique du chômage, une augmentation considérable de la croissance (4 % quand la France stagne à 0,2 points de croissance), il est le leader de la révolution conservatrice qui traverse l’Europe qui veut défendre l’Etat-Nation. La procédure enclenchée contre la Hongrie au Parlement européen est une aberration. L’objectif est de priver la Hongrie de son droit de vote dans l’Union. Les intentions sont claires : Le parti de Viktor Orbán, Fidesz, est membre du grand parti de droite qui domine la vie politique européenne, le PPE. Les élections approchant, il semblerait que la présence du parti hongrois au sein du PPE pose problème, soit devenue, embarrassante.

Je souhaite à cet égard que Laurent Wauquiez ne reconduise pas les eurodéputés qui ont voté en faveur de cette sanction, qui constitue une véritable censure. Ce vote est révélateur d’un véritable schisme au sein du PPE, que Laurent Wauquiez doit assumer. On ne peut pas dire publiquement qu’on veut réduire l’immigration et revaloriser l’Etat-Nation et envoyer des députés libéraux à Bruxelles dans le même temps, qui décident de suivre un rapport rendu par des eurodéputés des Verts qui veulent sanctionner un pays souverain. Tout cela n’a pas de sens, et il est plus qu’urgent pour Laurent Wauquiez de clarifier ses intentions.

Quant à Matteo Salvini, je crois que nous devons saluer son courage. Il a compris qu’il devait faire passer l’Italie et les Italiens avant tout le reste et il est évident que la France doit suivre le même chemin.

Breizh-info.com : Viktor Orbán a récemment désigné Emmanuel Macron comme étant « à la tête des forces politiques soutenant l’immigration ». Votre point de vue ?

Erik Tegnér : Je ne sais pas si Emmanuel Macron peut incarner un quelconque rôle de leader… Plus sérieusement, le président a démontré par sa politique que Viktor Orbán a vu juste. La loi immigration qui a fait tant débat présentait des mesures sans fond, inefficaces sur le long terme. Il mène une politique complètement brouillée par ses changements d’humeur; l’exemple de l’Aquarius est à cet égard frappant. Finalement, après 51 réfugiés débarqués du navire LifeLine, la France a accueilli 78 réfugiés de l’Aquarius. Ces derniers seront envoyés dans plusieurs régions de France pour bénéficier selon le ministère d’une « formation linguistique et aux valeurs de la République dans le cadre du contrat d’intégration républicaine », alors même que la plupart d’entre eux ne souhaitent même pas rester en France. Macron gouverne à l’opposé de la volonté des Français, comme s’il était à la fois aveugle et sourd face aux préoccupations des citoyens, qui concernent avant tout leur quotidien et leur pouvoir d’achat. Là-dessus, la politique du gouvernement s’est clairement révélée être un échec.

[...]

Entretien complet dans breizh-info.com

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