Revue de presse - Peuple de France: France : de quelques centaines en 1990, à plus de 50 000 aujourd’hui, le salafisme « explose »

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lundi 10 septembre 2018

France : de quelques centaines en 1990, à plus de 50 000 aujourd’hui, le salafisme « explose »

En moins de quinze ans, en France, le nombre de salafistes a augmenté de 900 %, rapporte une étude de l’Institut Montaigne citée par le Figaro.
En moins de quinze ans, en France, le nombre de salafistes a augmenté de 900 %, rapporte une étude de l’Institut Montaigne citée par le Figaro (1).

Dans les années 1990, les renseignements généraux comptabilisaient quelques centaines de salafistes, et on les regardait comme des curieux coucous aux tenues exotiques et aux barbes fleuries. C’était des Algériens sortis tout droit des «années noires», des Tablighis soucieux d’islamiser, ou plutôt de réislamiser car ils se réfèrent au Moyen âge, l’Europe.

En 2004, toujours selon les RG, leur nombre était passé à 5 000.

En 2015, un ancien responsable du ministère de l’Intérieur parlait de «15.000 à 20.000».

Selon les dernières estimations, ils sont entre 30.000 et 50.000, mais leur nombre est probablement sous-estimé, puisqu’il est essentiellement fondé sur la fréquentation des lieux de culte identifiés par les services spécialisés, et exclu les simples sympathisants, et l’entourage sous influence.

L’évolution de leur présence est visible à l’œil nu dans nombre de quartiers français -mais ne le dites pas, car si vous faites plus confiance à vos yeux qu’à ce que disent les médias, vous passeriez pour un raciste- Les salafistes contrôlent de plus en plus de commerces et « d’activités sociales », et ils sont également maintenant dans les bourgs et les campagnes.


Certains « spécialistes » minimisent, et distinguent intentionnellement salafistes «quiétistes» (professant leur apolitisme et leur pacifisme), «protestataires» (plus politiques) et «djihadistes» (violents). Cependant, la réalité est plus banale, et les services de renseignement ont constaté ces trois dernières décennies que les frontières entre ces trois écoles sont très poreuses.

Et même si l’idéologie salafiste reste ultraminoritaire dans l’islam de France, n’oublions pas que le danger n’a rien à voir avec le nombre. 15 personnes ont suffi pour commettre les attentats du 11 septembre. Moins de la moitié pour le Bataclan. Un seul pour l’attentat de Nice le 14 juillet. Et sans que personne n’explique pourquoi car le sujet est tabou, l’idée de la pratique d’un islam à la lettre séduit donc de plus en plus de jeunes. La France est même à la pointe, devant le Royaume-Uni ou l’Allemagne par exemple, également concernés par le phénomène sans qu’ils ne fassent rien pour le régler. « Encore le salafisme ne constitue-t-il que la face émergée de l’iceberg, à l’heure où les thèses islamistes gagnent du terrain » explique l’étude de l’Institut Montaigne.

Parmi les explications de cette attirance, le rapport de l’Institut Montaigne parle d’une rupture avec la République et les «tares» perçues de la société française, consommées sur le Net et les réseaux sociaux, dans la sphère purement islamique d’abord, en monopolisant le discours et en marginalisant des voix plus modérées ou moins religieuses. Mais également sur Facebook et Twitter.

Aujourd’hui, des musulmans professant les règles à suivre pour être un bon musulman, comprenez par là un bon islamiste. Car les valeurs sont inversées : un terroriste applique le coran, c’est un bon musulman. Un musulman intégré, respectueux de la démocratie qui est interdite par l’islam est un mauvais musulman.


L’islam promeut, « comme le communisme en son temps, une idéologie politique englobante, imposant à ses sujets à la fois une interprétation du monde, une organisation sociale et une singulière relation au pouvoir » précise l’étude. « Chaque individu se voit ainsi intégré dans un projet total (rapport hommes-femmes, normes halal, finance islamique…) visant à codifier toute son existence. »

Trois racines du danger (l’Iran, premier fournisseur du terrorisme, est étrangement oublié)

L’islamisme vient d’un côté des Frères musulmans, nés en Égypte, puis actifs dans d’autres pays du monde arabe, de l’autre du wahhabisme d’Arabie saoudite, et de la Turquie d’Erdogan.

  • Les premiers, les Frères musulmans, sont sans doute les plus dangereux parce qu’ils parviennent facilement à se faire des amis parmi les idiots utiles de la gauche mondialiste. Ils ont créé en Europe des organisations comme l’UOIF en France, le Muslim Council of Britain, l’Islamische Gemeinschaft Deutschland ou encore la Fédération des organisations islamiques en Europe (FOIE) réunissant les fédérations de près de trente pays européens (dont la Turquie et la Russie). Ils sont classés organisations terroristes en Egypte et dans plusieurs pays musulmans.

  • L’islamisme d’État saoudien s’est, quant à lui, longtemps appuyé sur des organisations comme la Ligue islamique mondiale pour la diplomatie, l’Université islamique de Médine pour la formation d’imams, prédicateurs et missionnaires, la World Assembly of Muslim Youth pour les jeunes et l’International Islamic Relief Organization pour l’action caritative. La stratégie de l’État saoudien a longtemps visé l’Asie du Sud-Est et l’Afrique, qui compte des pays musulmans très peuplés, mais aussi des «maillons faibles» européens comme les Balkans ou la Belgique. Puis l’ensemble de l’Occident, en fournissant imams et financement. Depuis l’arrivée du président Trump au pouvoir, et l’émergence du prince héritier Mohammed ben Salmane ou MBS, homme fort du pays qui a joué un rôle clef dans la purge des intégristes, l’Arabie saoudite opère une réforme profonde.

  • Un nouvel acteur s’est imposé ces dernières années sous la houlette du dictateur Erdogan. La Turquie forte de sa diaspora (5 millions de personnes en Europe, dont 3 millions en Allemagne et 500.000 en France), veut elle aussi imposer l’islam et conquérir l’Europe. Fin août, Emmanuel Macron tenait des propos fort peu diplomatiques devant les ambassadeurs, en évoquant le «projet panislamique du président turc régulièrement présenté comme antieuropéen».

Des boutiques de Seine-Saint-Denis aux palais nationaux, l’islamisme est devenu un enjeu sociétal, sociologique et politique majeur conclut l’Institut Montaigne. Ce qui n’empêchera absolument pas les médias, parce que les journalistes sont islamo-gauchistes, de nier tout changement de société, toute influence de l’islam, qui d’ailleurs est comme chacun sait une religion de paix d’amour et de tolérance.


© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

(1)http://premium.lefigaro.fr/actualite-france/2018/09/09/01016-20180909ARTFIG00153-l-alarmante-propagation-de-l-ideologie-islamiste.php

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