Revue de presse - Peuple de France: Evacuation jungle de Grande-Synthe: les migrants logés dans les hôtels Formule 1

lundi 10 septembre 2018

Evacuation jungle de Grande-Synthe: les migrants logés dans les hôtels Formule 1

Pendant que nos retraités les plus démunis font les poubelles pour survivre, des dizaines de milliers de migrants sont logés gratuitement, nourris, blanchis, dans des dizaines d’hôtels rachetés par une filiale de l’État français.
Pendant que nos retraités les plus démunis font les poubelles pour survivre, des dizaines de milliers de migrants sont logés gratuitement, nourris, blanchis, dans des dizaines d’hôtels rachetés par une filiale de l’État français.

Du Nord au Sud, d’Est en Ouest, les Français voient affluer les migrants dans les hôtels « Formule 1 » où ils sont logés, blanchis, nourris aux frais des mêmes Français. Ici et là, la presse régionale relate l’événement en termes choisis.


Si on comprend bien cet article publié voici 48 heures par la Voix du Nord, les pouvoirs publics organisent une évacuation médiatique de 550 migrants de « la jungle de Grande-Synthe », du côté de Dunkerque, pour les répartir dans les hôtels Formule 1 de Roubaix, de Montpellier et de Toulouse. Pourquoi les hôtels Formule 1 et non pas des centres d’accueil traditionnels ?

Tout a démarré en septembre 2016, lorsque le gouvernement de François Hollande a publié deux appels d’offres prévoyant la création de 10 000 nouvelles places d’hébergement d’urgence. Selon les termes de cet appel d’offres, « 5 000 chambres sont destinées à accueillir des personnes dans le cadre du dispositif d’hébergement généraliste, l’autre moitié des demandeurs d’asile… »

Au début de l’année 2017, la SNI, filiale de la Caisse des dépôts et consignations, a lancé la constitution d’un « fonds à impact social » de 200 millions d’euros, baptisé « Hémisphère ». La moitié de la somme provient d’un prêt du Conseil de l’Europe et l’autre d’apports de six investisseurs institutionnels. Leurs noms n’ont pas été rendus publics mais on sait, suite à des indiscrétions, que l’essentiel de ce financement provient de la Caisse des dépôts, de l’assureur CNP, de la Maif et de Cardif (filiale de BNP Paribas). Axa en revanche a refusé de participer.

Elle a remporté, en mars 2017, 70 % des appels d’offres soit, selon ses propres déclarations, « la totalité des places relevant du droit d’asile et un gros tiers des 5 000 places d’hébergement généraliste. Pour fournir l’hébergement, la SNI a constitué un tour de table de six investisseurs pour acheter 62 hôtels Formule 1 qu’Accor voulait céder. Dans ce montage innovant, qui s’appuie donc sur l’argent d’investisseurs privés, c’est Adoma (ex-Sonacotra), filiale de la SNI, qui va gérer les centres, selon les propres déclarations écrites de la SNI qui ajoute, sans vergogne, « l’État sera gagnant ».

D’après un dossier de presse constitué par la SNI, « le coût de la place de ce nouveau type de structure revient à 17 euros la nuit, comme actuellement pour une nuitée d’hôtel en moyenne, mais en comptabilisant aussi l’accompagnement social (correspondant à environ 4 à 5 euros)… Conformément aux lots emportés par la SNI lors de l’appel d’offres, 38 des 62 hôtels sont dédiés à l’accueil des demandeurs d’asile et les autres à l’accueil de personnes en situation de précarité sociale. La raison de cette séparation tient au fait que le contrat prévoit un accompagnement social et que celui-ci diffère selon les populations.

« Si le Formule 1 de Vitrolles est bien destiné à l’accueil des demandeurs d’asile, il est donc inexact d’affirmer que la totalité des hôtels sont achetés pour loger des migrants. Par ailleurs, le reste des lots attribués à d’autres associations dans le cadre de l’appel d’offres se traduit par la création de places d’hébergement généraliste. Au total, ce sont bien 5 000 places qui sont réservées pour chacune des catégories… »

Plus besoin de « faire la popote » dans les cuisines collectives d’un centre ou dans celle d’un appartement social. Tout est assuré, car il faut « bichonner » le migrant, assurer son confort quotidien pendant que nos retraités les plus démunis font les poubelles pour survivre, après avoir payé leur loyer HLM et les charges, leurs factures d’eau, d’électricité, de gaz, et de téléphone, pour ceux qui ont encore une ligne téléphonique. Cherchez l’erreur…


Francis GRUZELLE pour ripostelaique.com


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