Revue de presse - Peuple de France: L’éducation sexuelle à l'école sera imposée par le gouvernement

jeudi 6 septembre 2018

L’éducation sexuelle à l'école sera imposée par le gouvernement

Le gouvernement entend imposer trois séances par année scolaire «d’éducation à la vie sexuelle et affective.»
Le gouvernement entend imposer trois séances par année scolaire «d’éducation à la vie sexuelle et affective.»

« Incessamment sous peu », la secrétaire d’Etat à l’Egalité et le ministre de l’Education doivent envoyer aux recteurs une circulaire, « dans les prochains jours« , bien qu’annoncée avant l’été. Elle leur demandera de mettre en œuvre cette loi de 2001 qui choque les consciences et reste peu appliquée, malgré une première circulaire en 2003.


Cette loi et sa nouvelle circulaire visent à court-circuiter les familles.

L’annonce de cette nouvelle circulaire mi-juillet n’a cessé d’animer les réseaux sociaux. Sourds aux craintes légitimes de la population, les amateurs d’éducation à la sexualité déléguée à l’Etat – qui attendent béatement de connaître le contenu du texte – tentent de discréditer les opposants, les accusant de  répandre de fausses informations, notamment sur un prétendu enseignement de la masturbation aux élèves. La FCPE (Fédération de parents d’élèves, marquée à gauche) indique pourtant  avoir reçu des appels de parents et d’enseignants inquiets. Des complotistes réactionnaires ?

Des rumeurs déjà suscitées au moment des « ABCD de l’égalité », un dispositif visant à promouvoir l’égalité filles-garçons qui avait été abandonné en 2014face aux polémiques autour des enseignements irrespectueux de l’intime de chacun.


« Je sais bien que ce type de sujets est souvent un ventilateur à fantasmes », a souligné Jean-Michel Blanquer lors de sa conférence de rentrée. « Il n’y aura pas d’éducation à la sexualité explicite [ça veut dire quoi ?] à l’école primaire, rien qui heurte le bon sens de tout père ou mère de famille ». Savoir où la macronie place le curseur du « bon sens« , terme inapproprié au sujet.

Mais le gouvernement entend bien imposer ces trois séances par année scolaire « d’éducation à la vie sexuelle et affective« , l’affectif étant un vaste domaine, du ressort de la famille.

Menées par des associations agréées, style « planning familial » ou « Osez le féminisme! » ou « Act Up »… c’est-à-dire militantes de la pensée unique soi-disant dominante, elle parleront « de consentement [sexuel], de respect d’autrui, des rapports entre les femmes et les hommes », avait expliqué Schiappa en juillet. Mais l’accouchement de la circulaire pose visiblement problème, alors que la rentrée est effectuée.

Une urgence nouvelle issue du brassage des populations et des religions en milieux ghettoïsés

Le pouvoir macronien se fait des illusions aussi longtemps que l’Etat n’a pas réinvesti les « zones de non-droit ».  Il reconnaît qu’il s’agit bien d’une « urgence » pour le Planning familial, qui dispense déjà ces séances dans des établissements scolaires. Une exclusivité anti-démocratique puisque tous les courants de pensée ne sont pas équitablement représentés.

Une seule et unique graphie et une grammaire sans faille…
« Souvent, lorsque nous intervenons dans des classes de 4ème, on se rend compte que les élèves n’ont pas eu d’autres sessions plus tôt dans leur scolarité », indique Caroline Rebhi, coprésidente du Planning familial, association distributrice de la pilule, dont celle du lendemain.

Dans l’Obs, cette militante associative reproche que « la sexualité [est] abordée uniquement en cours de SVT « , ce qui est faux et interpelle donc sur sa connaissance du sujet, puisqu’il n’est guère question que de découverte du corps humain, physiologie et fonctionnement. Elle poursuit:

« Nous parlons avec les élèves de leurs émotions et nous leur apprenons à les définir. Or, quand on apprend à dire que l’on est en colère ou triste, on contrôle davantage ses émotions [dire suffit?]. Ainsi, lorsque l’on évalue des groupes témoins que l’on a suivis dès la maternelle, on se rend compte que le climat dans l’établissement est plus serein, que la communication entre adultes et élèves est meilleure et que ces derniers sont moins violents. » Ce qui est une conclusion subjective, contredite au quotidien par les faits divers.

Les séances, qui peuvent aussi être animées par des infirmières scolaires ou des enseignants volontaires, en seconde main, sont adaptées aux classes d’âge et s’organisent généralement autour des questions des élèves. Les réponses sont en revanche celles de partisanes.

« Si en CP une fillette demande si on a le droit de lui soulever la jupe, c’est l’occasion de parler égalité entre les filles et les garçons ou du respect du corps », explique Mme Rebhi. Et si la petite soulève d’elle-même sa jupe, reproduisant des modèles familiaux ou autres, quelle est la réponse de cette associative qui n’est ni médecin, ni psychologue ?

En fin de primaire, les sujets abordés tournent souvent autour de la reproduction, puis de la puberté au collège. Au lycée, l’accent est mis sur les questions d’orientation sexuelle, ou de prévention (des violences, des infections sexuellement transmissibles, des grossesses non désirées…). Des classes d’âges qui en disent long sur l’individualisation des approches de cette association.

Parler éducation affective et sexuelle « n’est pas seulement du ressort des familles, décrète Karine Lamoureux, du syndicat enseignant SE-Unsa. »Mais aussi de l’école », revendique-t-elle, suivant son idéologie étatique. Elle assure ainsi que nombre d’élèves, en particulier à l’adolescence, n’ont aucune envie d’aborder ces sujets avec leurs parents et préfèrent en discuter en classe.

La vérité, c’est en fait qu’ils préfèrent en parler entre eux. Et que l’internet leur apporte aussi certaines réponses…

La nécessité d’aborder ces thèmes avec des interlocuteurs formés [?] (doctrinaire étant alors synonyme de ‘formés’) est d’autant plus grande actuellement que de nombreuses enquêtes font état d’une fréquentation accrue des sites pornographiques par les enfants et adolescents, soulignent les enseignants. Sites qui peuvent brouiller les représentations de la sexualité et des relations entre hommes et femmes.

De tous ces sujets, « il vaut mieux parler trop que pas assez », estime aussi Sylvain Caberty, professeur de sciences et vie de la terre (SVT) dans un collège de Tours. Car « ils déclenchent toujours un nombre incalculable de questions ».

Le quantitatif n’est pas le fond du problème, ce serait plutôt le qualitatif !

La sous-ministre n’est pas à l’écoute : elle dénigre les Français

A la pédagogie, Marlène Schiappa préfère la discrimination et les accusations. Sans s’interroger sur les inquiétudes qu’elle suscite, elle s’est insurgée mardi contre des publications virales affirmant que des cours d’éducation sexuelle seront dispensés à la maternelle et « apprendront la masturbation » aux enfants, invitant les parents à se tourner vers « leur établissement, les équipes éducatives ou la loi« , démarche individuelle malaisée qui expose les enfants aux représailles.


« Il est hors de question d’enseigner ni la masturbation, ni aucune pratique sexuelle à des enfants, et encore moins à 4 ans », a déclaré lors d’un « Facebook Live » organisé par la République en marche la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, en réponse à des questions d’internautes.

« Attention, il y a des documents qui circulent qui ne sont pas vrais », a-t-elle assuré, jouant sur les peurs, mais aussi sur les mots. « J’ai passé l’été à voir circuler sur les réseaux sociaux que le gouvernement était sataniste, que nous avions légalisé la pédophilie, que nous allions apprendre la masturbation à la maternelle… Ai-je vraiment besoin de démentir? » A-t-elle aussi lu les délires érotico-sexuels exprimés par son futur confrère manqué au gouvernement, Daniel Cohn-Bendit, cet ami de Macron qui a révélé ses viols sur enfants à la crèche de Frankfurt ?

Selon elle, ces « fausses informations », « sans source », émanent « de tracts imprimés on ne sait pas par qui et de fausses vidéos publiées sur des sites conspirationnistes ».

« Les extrémistes qui diffusent cela, copient-collent des argumentaires déjà utilisés contre Najat Vallaud-Belkacem (…) [laquelle a rangé ses projets : théorie du genre ou ABCD de l’égalité que la libre-penseuse tente de réintroduire aujourd’hui, sous une forme déguisée]. Nous sommes sur des sujets brûlants qui prêtent parfois aux fantasmes et interprétations », a ajouté Schiappa, une obsédée du sexe.

L’ancienne ministre socialiste (de gauche) de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem avait lancé à l’automne 2014 dans des classes volontaires les « ABCD » de l’égalité pour déconstruire les stéréotypes filles-garçons. Ils avaient été abandonnés après plusieurs mois de polémique donnant lieu à des rumeurs fondées, notamment sur la masturbation en maternelle, que Schiappa relance.

Marlène Schiappa a annoncé en juillet qu’une circulaire serait envoyée à partir de la rentrée aux recteurs pour qu’ils mettent en œuvre la loi de 2001 (consacrée à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse qui rendent « obligatoires une information et une éducation sexuelles » et qui répondent aux problématiques nouvelles concernant les relations entre garçons et filles, les violences sexuelles, la pornographie ou encore la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes »)…

La loi de 2001 prévoit trois séances annuelles d’éducation à la sexualité de l’école au lycée afin d’apprendre le « respect dû au corps humain » et d’acquérir une « vision égalitaire » des relations femmes-hommes, ce qui ne contredit en rien les rumeurs.

La rentrée a eu lieu et Schiappa n’a pas rendu publique cette circulaire : ne serait-ce pas pourtant le meilleur moyen de faire taire la rumeur ? Sauf à penser que la conspirationniste Schiappa est découverte et qu’elle contre-attaque avec les pauvres moyens de la décrédibilisation de ses contradicteurs.

Or, cette loi du 4 juillet 2001 n’était pas systématiquement mise en oeuvre, rapporte une enquête menée en 2015 auprès de 3.000 établissements scolaires (publics et privés) par le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE). Elle choquait notamment les milieux musulmans. 25% des écoles répondantes (contre 4% des collèges et 11,3% des lycées) déclaraient n’avoir mis en place aucune action ou séance.

Une loi ne faisant pas consensus pendant 17 ans n’est pas valide en démocratie.


Pasidupes pour lagauchematuer.fr

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Participer à la discussion

Articles à lire aussi

Faire un don à Peuple de France avec PayPal