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jeudi 20 septembre 2018

Benalla : une audition en forme de sketch

Benalla a été tellement briefé que le sbire de Macron s’est mué en petit chat innocent devant les « petits marquis » dont il avait la plus grande peur.
Benalla a été tellement briefé que le sbire de Macron s’est mué en petit chat innocent devant les « petits marquis » dont il avait la plus grande peur.

L’audition d’Alexandre Benalla a enfin eu lieu. Pas devant la Commission de l’Assemblée nationale puisque cette dernière a fermé ses portes de force sous les coups de boutoir de sa présidente Yaël Braun-Pivet. Pour espérer y voir un peu plus clair, il fallait donc se rendre au Sénat en ce mercredi 19 septembre.
Malheureusement pour la vérité et la justice, Benalla a été tellement briefé que le sbire de Macron s’est mué en petit chat innocent devant les « petits marquis » dont il avait la plus grande peur.

Si vous voulez la vérité, n’interrogez pas un macroniste pur sucre. Il vous en coûtera des maux de tête tant les contradictions sont grossières. Le sentiment qu’on se moque bien du monde à l’Elysée en sort également grandi. L’audition d’Alexandre Benalla confirme l’impression mauvaise qui règne sur ce scandale d’Etat. Personne n’est coupable de rien. Personne n’a menti. Personne n’a caché les délits et fautes commis. Encore un peu et on pourrait croire que Benalla n’est pas le type qui a tabassé des manifestants et ordonné des gardes à vue illégales…

Une communication pas « très précise » sur le fond

Il faut dire que ce cher Benalla a joué au bon élève. Un élève toutefois en retard de quinze minutes histoire de montrer qu’il méprise les « petits marquis » de sénateurs et que son complice est bien « le maître des horloges ». Après ce geste explicite, il a toutefois tenu à faire acte de contrition en s’excusant des propos odieux qu’il avait tenu peu de jours avant son audition. Il a présenté ses excuses à ceux qu’il qualifiait jusque-là de « petites personnes qui n’ont aucun droit et aucun respect pour la République française et la démocratie ».

C’est vrai que des sénateurs élus et respectueux du droit sont bien ceux qui n’ont aucun respect pour la République française et la démocratie. Un individu comme Benalla est quant à lui un ardent défenseur de la République et de la démocratie. Les multiples images et déclarations de ce personnage noir de la Macronie corroborent tout à fait cette présentation des choses. Après ce trait d’ironie, revenons en aux faits ou plutôt à la réalité telle qu’essaie de nous la présenter ce gusse qui se plaît à porter des lunettes devant les caméras. Ça donne un petit côté intellectuel bien loin des coups de balayette portée sur des femmes innocentes…

Car ne nous y trompons pas. Tout a été chorégraphié avec les cellules juridiques et de communication de l’Elysée. Le tout dans le plus grand secret, mais sous les paroles d’un homme qui se veut « très précis », perce l’idée que le pouvoir essaie bien de cacher quelque chose de grave qui dépasse la simple petite figure de Benalla. Un triste sir que les rumeurs ont collé dans le lit du président. Une fausse rumeur à en croire Macron, mais vu que la vérité peine à éclater au grand jour comment blâmer tous ceux qui ont le sentiment d’être pris pour des pigeons ?

Des pigeons à qui on a donné des graines bien indigestes aujourd’hui. Ainsi, Benalla n’a jamais été le garde du corps de Macron… Il n’a jamais joué au policier n’y fait croire qu’il en était un… Il a certes obtenu un porte d’arme de façon rocambolesque, mais pour sa sécurité personnelle. Protéger un président de la République à mains nues ça passe, mais pour sa protection personnelle, une arme était nécessaire… C’est complètement risible, mais Benalla s’en fout, car le pouvoir le protège tant qu’il protègera le pouvoir. On se serre les coudes et on n’hésite pas à appeler le président du Sénat et à crier sur tous les toits que les parlementaires se radicalisent pour fomenter un complot en destitution du président.

Décidément, ceux qui n’ont aucun respect pour le République et la démocratie se trouvent du côté de l’Elysée… et de Pôle Emploi. Car oui, Benalla n’a pas hésité à jouer à la victime en disant qu’il n’avait plus de travail depuis son renvoi de l’Elysée. Le pauvre chou ! Cela ne l’a pas empêché de se prélasser au Maroc cet été et d’aller à Londres rendre visite à un fiché S ! Benalla sait se bouger quand il le veut. Il aura assez de force pour « traverser la rue » et se dégoter un travail honnête où il n’ira pas jouer de coups de pied et de coups de poing. Triste Macronie ! Pauvre France !


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