Revue de presse - Peuple de France: Après les retraités, Macron veut essorer les futurs chômeurs

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mardi 25 septembre 2018

Après les retraités, Macron veut essorer les futurs chômeurs

Le gouvernement demandera cette semaine aux partenaires sociaux, par une lettre de cadrage, de négocier une nouvelle convention d'assurance chômage économisant entre 1 et 1,3 milliard d'euros par an pendant trois ans, sur les dépenses de l'Unedic. Une exigence bien curieusement motivée...
Le gouvernement demandera cette semaine aux partenaires sociaux, par une lettre de cadrage, de négocier une nouvelle convention d'assurance chômage économisant entre 1 et 1,3 milliard d'euros par an pendant trois ans, sur les dépenses de l'Unedic. Une exigence bien curieusement motivée...

Cette fois en effet, il s’agit de faire fondre plus rapidement la dette des caisses de chômage (estimée à 37,1 milliards d’euros fin 2018), avant que le cycle économique ne se retourne ! Comment ? En appauvrissant certains salariés qui basculeront après mars 2019 dans les registres de Pôle Emploi…
pour pouvoir continuer à indemniser ceux qui prendront la tasse après eux ! Est-ce à dire qu’Emmanuel Macron ne croit plus à ses recettes ? Qu’il n’est plus si certain de ramener à la fin de son quinquennat le chômage du pays à son taux de 2007, autour de 7% de demandeurs d’emplois ?

La ministre du Travail martèle que l’objectif de cette requête adressée aux partenaires sociaux reste de favoriser l’emploi de qualité à long terme. Mais pourquoi diable, dans ce cas, raisonner à l’envers? 

En effet, si dérive il y a dans l’abus de CDD de CDD d’usages, d’intérim (plus de neuf embauches sur 10), si la « permittence » explose (en 2017,15% des salariés cumulant depuis plus de deux ans de missions et allocations) en pesant sur l’Unedic sans que l’on dispose d’études suffisantes pour comprendre finement ce phénomène, pourquoi l’exécutif ne réforme-t-il pas courageusement le code du travail, les décrets qui ont nourri ces dérives ? 

Non, une fois de plus, tout en déclarant que seules les règles sont en cause et pas les personnes, par idéologie prétendument pro-business, il préférerait frapper au portefeuille les futurs privés d’emploi, les précaires qui cumuleront indemnisations et miettes de travail, auront des employeurs multiples comme les nounous d’enfants… Avec quelles conséquences ? 

« Les demandeurs d’emploi en catégorie B et C qui ne pourront plus s’en sortir se rabattront sur des jobs encore plus fragiles, anticipe Denis Gravouil de CGT, et en bout de course, les moins bien lotis tomberont dans de vraies trappes à précarité ».

[...]

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