Revue de presse - Peuple de France: Villeneuve-sur-Lot : excédés par l’insécurité, ils investissent la mairie !

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mardi 21 août 2018

Villeneuve-sur-Lot : excédés par l’insécurité, ils investissent la mairie !

La belle bastide lot-et-garonnaise nichée au bord du Lot, au pied du magnifique village médiéval de Pujols, fait régulièrement les gros titres de la presse. Mais pas pour de bonnes raisons.
La belle bastide lot-et-garonnaise nichée au bord du Lot, au pied du magnifique village médiéval de Pujols, fait régulièrement les gros titres de la presse. Mais pas pour de bonnes raisons. 

Il y eut l’affaire Cahuzac, en 2013, qui avait fait de son lieu de parachutage un tremplin pour sa carrière ministérielle. On sait comment cela finit, mais Villeneuve-sur-Lot est toujours dirigée par son fidèle second, M. Cassany, moins brillant, moins énergique, mais tout aussi socialiste. Et puis, régulièrement, il y a la chronique de l’insécurité quotidienne.
L’un des derniers événements, il y a deux mois, fut le spectaculaire braquage du bar O’Papagaio, dans le quartier d’Eysses. Son gérant a écopé d’une fermeture administrative de trois mois, en août, « pour perturbation de l’ordre public et de la tranquillité publique ». Et le braqueur, il a écopé de quoi ?

C’est certainement excédés par cette situation et les réponses inadéquates qui lui sont apportées qu’une cinquantaine de commerçants et d’habitants du quartier, lundi matin, dès 8 h 00, se sont rendus à l’Hôtel de ville de Villeneuve pour exprimer leur mécontentement et interpeller le maire. Menés par le gérant en question, ces citoyens remontés ne se sont pas contentés de la réunion avec une « délégation » d’entre eux que leur proposait le directeur du cabinet du maire, mais sont d’eux-mêmes montés au premier étage pour se faire entendre de M. Cassany.

Le premier magistrat de la ville a tenu le discours attendu : je vous entends, je fais déjà beaucoup, mais je ne peux pas plus. Et, comme toujours dans ces situations, le siège était levé après la promesse d’une réunion de concertation avec préfet, mairie, police et commerçants. La poussée de fièvre était retombée. Jusqu’à la prochaine. Mais cette action populaire coup de poing est révélatrice d’une exaspération profonde. Et ne croyez pas que j’exagère : La Dépêche, d’ordinaire très amie avec la mairie, a elle-même titré : « Insécurité à Villeneuve-sur-Lot : commerçants et habitants assiègent la mairie ».

Pour la petite histoire, il y a une semaine, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, en vacances à Villeneuve-sur-Lot, visitait commissariat et gendarmerie. On l’a vu en présence du député LREM de la circonscription. Mais où était M. Cassany ? Ils ont pourtant appartenu, pendant des décennies, au même PS. Cela devrait créer des liens, non ?

Néanmoins, au cours de la discussion, ces commerçants avaient avancé quelques solutions concrètes : le renforcement de la police municipale, notamment la nuit et le week-end, où elle n’est actuellement pas opérationnelle. Réponse du maire :

« Nous y avons aussi pensé. J’ai fait chiffrer le coût en 2014. C’est 850.000 € pour avoir une patrouille qui circule la nuit et qui devra appeler le commissariat s’il se passe quelque chose. On les trouve où, ces 850.000 € ? »

Et nous y voilà : ben oui, on les trouve où, ces 850.000 € ? Et l’on redécouvre que tout est affaire de priorité, d’anticipation, de choix. Cela s’appelle la politique. Bien sûr, M. Cassany, l’impuissance et le fatalisme incarnés, sait bien qu’il n’a, avec l’imposition record qu’il inflige à ses administrés depuis quinze ans, en digne continuateur de M. Cahuzac, guère de marge de manœuvre.

Alors, on les trouve où, ces 850.000 € ? Une petite suggestion ? Et si on regardait du côté du budget et des emplois alloués au service communication de la mairie… Je suis sûr qu’on en trouverait une partie de ces 850.000 €. Et peut-être même de quoi assurer aussi un retour à la propreté dans la ville. Car avec les choix de ses édiles socialistes, cette ville a décidé, depuis deux ans, de ne plus assurer qu’un ramassage des poubelles hebdomadaire. Avec les conséquences que vous imaginez. Une ville qui ne parvient plus à assurer un niveau de propreté et de sécurité correct pour ses administrés, tout en ayant un niveau d’imposition record, devrait remettre en question ses choix.

Et les Villeneuvois remettre en question ces élus. C’est peut-être ce qui a commencé, ce 20 août 2018.

Dominique Monthus pour bvoltaire.fr

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