Revue de presse - Peuple de France: Retraites : l’État organise le pillage social

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mercredi 29 août 2018

Retraites : l’État organise le pillage social

Au nom de l’égalité et d’un semblant de justice sociale, le gouvernement envisage une fois de plus de prendre aux uns pour redonner aux autres.
Au nom de l’égalité et d’un semblant de justice sociale, le gouvernement envisage une fois de plus de prendre aux uns pour redonner aux autres.

Tandis que les régimes publics de retraite comme celui de la Sécurité sociale vivent sans réserve, en reversant chaque mois aux pensionnés les cotisations du mois précédent payées par les cotisants, certains régimes professionnels se sont montrés plus prévoyants.
Celui des professions libérales a accumulé 27 Md€ de réserves et le régime complémentaire des salariés AGIRC/ARRCO, 71 Md€. Mais la tentation est grande de profiter de l’occasion d’une grande réforme des retraites pour que les cigales volent leurs réserves aux fourmis en violation complète de l’épargne et de la propriété.

La réforme des retraites annoncée n’a pourtant rien de révolutionnaire et ne consiste qu’à prendre aux uns pour donner aux autres, selon le vieux principe français d’une solidarité fondée sur la redistribution obligatoire. Le projet ne prévoit que de transformer les cotisations en points dans un système qui resterait basé sur la répartition, c’est-à-dire sur le versement aux retraités des cotisations des actifs. Tant mieux si à cette occasion les régimes de la fonction publique ou parapublique sont rééquilibrés pour coûter moins cher aux contribuables. Mais chacun sait que le système de répartition, dans un pays où de moins en moins de gens travaillent de moins en moins longtemps tandis que la durée de vie ne cesse de s’allonger, est celui d’une voiture roulant à vive allure vers un mur.

Certes le pillage d’État envisagé pourrait donner quelques années de répit en attendant le pire. Mais celui-ci ne saura être évité qu’en basculant progressivement une large partie des retraites vers un système de capitalisation dans lequel les cotisants pourraient retrouver leur capital ou une rente à l’âge qu’ils choisiraient librement pour prendre leur retraite. En attendant, la politique du court terme est aussi injuste et immorale que suicidaire.

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