Revue de presse - Peuple de France: Italie : les arrivées de migrants s’effondrent de 81%

lundi 20 août 2018

Italie : les arrivées de migrants s’effondrent de 81%

Les flux se sont réorientés vers une Espagne nettement plus permissive, et les arrivées de migrants en Italie ont chuté de 81% entre le premier semestre 2017 et le premier semestre 2018.  Le nombre de décès en Méditerranée a aussi baissé de moitié, ce qui montre qu’une réglementation plus stricte en matière d’immigration sauve des vies.
Les arrivées de migrants depuis l’Afrique s’effondrent en Italie, du fait du changement de gouvernement… et de politique. 

Les flux se sont réorientés vers une Espagne nettement plus permissive, et les arrivées de migrants en Italie ont chuté de 81% entre le premier semestre 2017 et le premier semestre 2018.
Le nombre de décès en Méditerranée a aussi baissé de moitié, ce qui montre qu’une réglementation plus stricte en matière d’immigration sauve des vies.

Selon les données de l’agence de l’ONU pour les réfugiés, 16.919 migrants sont arrivés par mer en Italie du 1er janvier au 8 juillet, contre 85.197 sur la même période en 2017. La baisse est particulièrement sensible sur le mois de juillet : 1782 contre 11.000 en juillet 2017.

Le nombre de décès de migrants en mer était de 2258 au premier semestre 2017 ; il est de 1058 au premier semestre 2018 (-53%). Pour rappel, en 2016 181.436 migrants étaient arrivés sur les côtes italiennes, et 4.578 étaient morts en mer : plus ils sont nombreux à tenter la traversée en raison d’un accueil trop permissif, plus il y a de morts… et plus les passeurs s’enrichissent.

Les pays d’origine des migrants indiquent que peu d’entre eux émigrent vraiment parce qu’ils fuient la guerre : la Tunisie est le pays d’arrivée de 3000 migrants (19%), suivie par l’Erythrée (2500 personnes, 16%), le Soudan (9%), le Nigeria, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali et le Pakistan. Et ce sont pour 71% d’entre eux des hommes majeurs ; les femmes ne représentent que 10% des arrivées. Le reste, ce sont des mineurs isolés étrangers, à 93% de sexe masculin, originaires essentiellement de pays africains (Gambie, Nigeria, Guinée, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire…).


Les départs se sont aussi réorientés : ainsi, ils ont quasiment cessé depuis les côtes libyennes, mais se sont multipliés depuis la Tunisie. En parallèle, les arrivées de bangladais – 10.000 étaient arrivés en 2017 en Italie – et de libyens se sont taries.

Cependant le gouvernement italien – qui vient d’annoncer un renforcement des expulsions – aura fort à faire pour mettre fin au laxisme des dernières années. De juin 2014 à juin 2017 ce sont ainsi 550.000 migrants qui sont arrivés en Italie, principalement originaires du Nigéria et de l’Érythrée. Un flux assez important dans un pays de 60 millions d’habitants (près de 1% de la population totale) qui a provoqué un choc culturel et finalement politique.

Les italiens ont fini par balayer les hommes politiques installés depuis des décennies pour porter un gouvernement populiste (Lega – M5S) et nettement plus strict sur la question migratoire. Depuis, la Lega ne cesse de gagner du terrain dans les cœurs et les sondages.

Louis Moulin pour breizh-info.com

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