Revue de presse - Peuple de France: DEPUIS PRÈS DE DEUX MOIS, ON NE PARLE PLUS DE NOTRE SITUATION ÉCONOMIQUE... POURTANT LES VOYANTS SONT AU ROUGE

jeudi 9 août 2018

DEPUIS PRÈS DE DEUX MOIS, ON NE PARLE PLUS DE NOTRE SITUATION ÉCONOMIQUE... POURTANT LES VOYANTS SONT AU ROUGE

Il est vrai que la coupe du monde, le tour de France, l'affaire Benalla et maintenant la canicule ont occupé les médias et que les pauvres.... ils n'avaient plus de place pour évoquer la situation économique du pays après un an de Quinquennat Macron et à mi-année 2018.

Et pourtant, il y a un bon nombre de résultats qui nécessitent des commentaires. Il est vrai, n'allant pas dans le sens de ce que l'équipe Macron essaye de nous vendre avec une politique de communication ne manquant pas de moyen. 


Rappelons, en premier lieu que le quatrième trimestre 2017 s'est terminé en fanfare. Et bien entendu, on nous a laissé penser que c'était déjà les résultats de notre nouveau Président. Ce n'était, d'ailleurs, pas tout à fait faux, car il est habituel qu'une période électorale, qui plus est Présidentielle et au surplus avec la fin d'un Quinquennat catastrophique, génère une reprise qui en fait est liée à de nombreuses décisions différées. A cela, il faut également prendre en compte la reprise Européenne dont nous n'avions pas bénéficier réellement.

Au total, nous terminions l'année avec un accroissement de notre PIB de 2,3%, un taux de chômage en baisse à 9,2% et à un déficit public en dessous du fatidique 3% à 2,6%. Certes le commerce extérieur était toujours préoccupant et les prélèvements obligatoires toujours aussi élevés.. Mais, incontestablement, il y avait du mieux. 

Par ailleurs, les premières réformes, bien que timides, allaient dans le bon sens. Le moral des entrepreneurs s'en ressentait positivement. EM se considérait conforter dans sa politique et, début 2018, mettait en oeuvre le second round...Et c'est la que la machine a commencé à se gripper.

Pour des raisons différentes, les Français se sont trouvés confrontés soit à des augmentations de dépenses tel que le fuel, plus récemment le gaz, soit à des prélèvements supplémentaires( CSG) ou des moindres recettes (APL)...et patatras, la consommation des ménages baissât ( -0,1%au 2eme trimestre). Comme la croissance du dernier trimestre 2017 était en partie artificielle, celle du 1er trimestre 2018 en fût impactée avec un résultat médiocre à 0,2%. Plus grave le 2nd trimestre enregistre ce même pourcentage très alarmant. Cette fois-ci les raisons sont plus préoccupantes, ralentissement de la croissance mondiale et en EU, augmentation importante de l'énergie ( baril à plus de 72 $) et reprise de l'inflation ( 2,3% sur un an).

Simultanément reprise du chômage catégorie A sur le 2nd trimestre, sachant que si l'on prend toutes les catégories on est loin d'une décrue et ce depuis plus d'un an ( 6,6 millions de chômeurs). Le commerce extérieur continue à se situer dans ces hauteurs maximum. Pour couronner le tout, nous sommes maintenant les premiers en Europe pour le niveau de nos prélèvements fiscaux et sociaux, à plus de 57%, et nous flirtons toujours avec les 100% de dette publique par rapport à notre PIB. Comme dit plus haut, EM à entrepris des réformes structurelles allant dans le bon sens mais d'une part trop timides et d'autre part ne pouvant donner des résultats qu'à moyen terme. 

En fait, et c'est une évidence criante, la France doit impérativement baisser son train de vie. C'est à dire baisser drastiquement ses dépenses publiques que ce soit au plan national qu'au plan territorial. Il doit en etre de même pour les dépenses sociales. Il faut revenir au plus vite en dessous des 50% de notre richesse nationale. C'est à dire une baisse budgétaire de l'ordre de 150 milliards d'€ par an. Et dans ce domaine EM n'a rien fait...Simultanément, il faut libérer l'économie, faire une réelle révolution en matière de réglementation dans tous les domaines...

La France ne manque pas de potentiels et de talents...mais notre administration a le chic de broyer les initiatives et de décourager les entrepreneurs potentiels. Comme d'habitude, on se complaît dans la communication, comme actuellement avec les start ups.... Alors qu'une de nos carences principales c'est le manque d'ETI qui sont pourtant l'un des moteurs principaux tant en Allemagne.... qu'en Italie. Mais pour ce faire , il faut faciliter le passage des PME aux ETI et permettre à ces sociétés, à fort potentiel, de demeurer des sociétés familiales. C'est ainsi qu'un pays comme l'Italie n'a pas de déficit commercial grâce à ses ETI qui exportent dans la monde entier.... 

Alors, l'été portant conseil, notre jeune Président, dans sa piscine toute neuve de Brégançon, devrait réfléchir à notre budget 2019 et donner un vrai signe en exigeant de ses troupes une réelle diminution des dépenses publiques et pas comme d'habitude....une diminution du taux d'augmentation.
La France n'est pas un pays d'abrutis prêt à gober ces acrobaties qui ne sont que des escroqueries intellectuelles.

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