Revue de presse - Peuple de France: Une femme voilée refusée à l’entrée de la prison de Montbéliard

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vendredi 24 août 2018

Une femme voilée refusée à l’entrée de la prison de Montbéliard

La mère d'un détenu a été contrainte d'enlever son voile pour voir son fils mardi 26 juin à la maison d’arrêt de Montbéliard. À l'origine de cet incident, une note interne du chef d'établissement qui oblige chaque visiteur à enlever son couvre-chef. Une directive illégale.
La mère d'un détenu a été contrainte d'enlever son voile pour voir son fils mardi 26 juin à la maison d’arrêt de Montbéliard. À l'origine de cet incident, une note interne du chef d'établissement qui oblige chaque visiteur à enlever son couvre-chef. Une directive illégale.


L'histoire est dévoilée par Médiapart : venue avec sa fille aux horaires habituels de visite, elle tombe sur un surveillant qui l'oblige à retirer son voile. D'après le témoignage de la fille et sœur du détenu s'ensuivraient des remarques désobligeantes, voire humiliantes. Un fait démenti par les syndicats et l'administration pénitentiaire.

Parmi tous les surveillants présents lors des faits, un seul tient à ce que la femme venue voir son fils enlève son voile. «Je n'étais pas présent au moment des faits, mais bien entendu, j'en ai entendu parler. Des surveillants lui ont dit : "du moment que tu reconnais la personne, tu la laisses rentrer!", témoigne Stéphane Mazeftopoulos, délégué syndical UFAP. Mais le surveillant n'a rien voulu savoir. Il a dit : "non, je souhaite qu'elle se découvre, pour comme elle se présente sur sa carte d'identité".»

À l'origine de l'incident, une note interne du chef d'établissement. Elle oblige chaque visiteur à enlever son couvre-chef, comme sur les cartes d'identité. Une directive contraire à la loi. "La question n'a pas à se poser ! La personne arrive dans l'établissement avec un voile, son visage n'est pas dissimulé, il n'y a pas de difficultés. On la reconnait et elle rentre dans l'établissement, point final", rappelle Pascal Vion, Directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon. En effet seuls les niqabs et les burkas, des voiles qui recouvrent intégralement le visage, sont interdits.

Selon le supérieur hiérarchique du directeur de la maison d'arrêt de Montbéliard, il y a eu dans le pire des cas un excès de zèle de la part du surveillant, une mauvaise interprétation et application de la loi. Mais rien n'indique qu'il y a eu discrimination ou humiliation. "Il y a de la maladresse par rapport à une instruction qui a été mal rédigée", affirme Pascal Vion.

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