Revue de presse - Peuple de France: Scandale Benalla : “Les policiers eux ne bénéficient jamais d'une quelconque clémence”

vendredi 20 juillet 2018

Scandale Benalla : “Les policiers eux ne bénéficient jamais d'une quelconque clémence”

Ayant appris que le proche d’Emmanuel Macron, qui a agressé une personne le 1er mai 2018, a écopé seulement d’une mise à pied de deux semaines, avec suspension de salaire, le syndicat de policiers Alliance a laissé éclater sa colère.


Mercredi 18 juillet, Le Monde a diffusé la vidéo montrant un collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, responsable de sa sécurité durant la campagne présidentielle, en train de frapper un manifestant le 1er mai 2018. Mais alors que les Français découvraient ces images pour la première fois, l’Elysée était déjà au courant de cette agression depuis plusieurs mois. En effet, selon le porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit, après la découverte de ces faits en mai, Alexandre Benalla a été mis à pied pendant deux semaines, avec suspension de salaire. Il a également été rétrogradé en interne et affecté à un poste administratif, où il s’occupe de la sécurité d’événements organisés à l’Elysée.

Une annonce qui a mis en colère le syndicat de policiers Alliance. Dans un communiqué daté de ce jeudi 19 juillet, il a dénoncé des « sanctions à deux vitesses ». « Les policiers eux ne bénéficient jamais d'une quelconque clémence et ne comprennent donc pas que dans ‘une République exemplaire’ des sanctions à deux vitesses puissent exister », indique le communiqué. En effet, on peut apercevoir les deux poids deux mesures dans les sanctions mises en place dans cette affaire et celle du gardien de la paix qui avait frappé un migrant début juin dans le Tribunal de grande instance de Paris. Pour ce policier la réaction avait été immédiate et intransigeante. En effet, dans la foulée, le parquet de Paris a ouvert une enquête des chefs de faux et violences par personne dépositaire de l'autorité publique.

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