Revue de presse - Peuple de France: "Reporter le plan pauvreté de Macron, c'est considérer que les pauvres peuvent attendre"

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dimanche 8 juillet 2018

"Reporter le plan pauvreté de Macron, c'est considérer que les pauvres peuvent attendre"

"Je suis tout à fait indigné qu'on privilégie la Coupe du Monde", s'indigne auprès de "l'Obs" Hubert Trapet, le président d'Emmaüs.

L'Elysée a confirmé le report de la présentation du plan pauvreté. "Les arbitrages ne sont pas rendus", "le plan n'est pas totalement ficelé", ont justifié des sources proches de l'Elysée. Mercredi, la ministre de la Santé affirmait que la présentation allait "peut-être" dépendre aussi des résultats de l'équipe de France à la Coupe du Monde de football.
L'annonce de ces mesures interviendra finalement à la rentrée, et non plus à la mi-juillet comme c'était prévu. Les associations luttant contre l'exclusion sont déçues, en colère et expliquent pourquoi. "Reporter ce plan pauvreté, c'est considérer que les pauvres peuvent attendre et ça, c'est indécent", résume pour "l'Obs" Hubert Trapet, élu président d'Emmaüs France en mai dernier après en avoir été longtemps le trésorier.

Comme d'autres, cette association de solidarité fondée par l’Abbé Pierre a participé aux groupes de travail pour élaborer ce plan anti-pauvreté. Son président ne comprend donc pas ce qui motive son report. Interview. 

Comment réagissez-vous à cet énième report de la stratégie de lutte contre la pauvreté, pourtant annoncée en grande pompe à l'automne dernier ? 

Les circonstances font que, simultanément à l'annonce du report du plan pauvreté, on a la publication ce matin du palmarès des plus grandes fortunes ! On constate que ça se passe bien pour les gens les plus riches, qui voient leur fortune augmenter pour la plupart dans des proportions qui sont tout à fait indécentes... 

"Reporter ce plan pauvreté, c'est considérer que les pauvres peuvent attendre et ça, c'est indécent."

Tout ce que nous avons vu jusqu'à présent va dans le même sens que ce report. C'est-à-dire un ensemble de mesures qui s'attaquent aux minima sociaux, aux droits... 

Ce report vient s'ajouter à une petite musique sur les aides sociales, en langage macronien, le "pognon de dingue"...

Emmaüs s'insurge, bien évidemment ,contre cette logique générale de remise en cause des minima sociaux. Si on reprend la ligne générale, on a à la fois la suppression des emplois aidés, le tiers-payant généralisé, l'augmentation du forfait hospitalier et la baisse des APL... la liste n'en finit pas !

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