Revue de presse - Peuple de France: Nantes : avis de décès du principe d’autorité

vendredi 6 juillet 2018

Nantes : avis de décès du principe d’autorité

Un homme au volant de sa voiture refuse de s’arrêter à un contrôle de police, tente de fuir en faisant marche arrière, heurte un policier et est tué par le tir d’un autre policier.

Cet homme est un délinquant connu des services de police, recherché pour trafic de drogue. Les forces de police ont agi en mission de service public, l’homme tué se savait recherché et a tout mis en oeuvre pour fuir en tentant le tout pour le tout et même au prix d’écraser un policier.


Eh bien devinez ce qu’il advient : ce sont les policiers qui sont en position d’accusés et tout un quartier flambe.

Est il concevable d’arriver à un tel retournement de principe du fonctionnement d’une société ?

Tout détenteur d’autorité légale est désormais présumé coupable s’il utilise les pouvoirs de contrainte, voire la force que la loi lui a donnée pour protéger la société et les citoyens.

Ces faits révoltent les Français, car ils comprennent que cette inversion répétée des principes – l’affaire de Nantes n’est pas la première du genre – ruine les fondamentaux d’une société civilisée et conduit aux affrontements, voire à la guerre civile !

Avec Chateaubriand, n’oublions pas qu’une société n’est libre que si elle respecte  » l’ordonnancement naturel des choses « .

Et, pour être encore plus précis, on doit méditer Platon (La République)

 » Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maitres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne alors, c’est en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie  »

La tyrannie sans doute , mais auparavant il y aura le retour de bâton des Français excédés – malgré les discours moralisateurs des bien-pensants toujours prêts à justifier la délinquance des malfrats « victimes » à leur yeux de la société.

 » Toutes les fois qu’on attend le retour de l’ordre, on ne peut se tromper que sur la date  »

Louis de Bonald

On ne va pas se tromper longtemps…

Jacques Myard pour ripostelaique.com

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