Peuple de France - Revue de presse française: Mort d'Aboubakar à Nantes : la police, toujours présumée coupable

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mardi 10 juillet 2018

Mort d'Aboubakar à Nantes : la police, toujours présumée coupable

Un rapport du Sénat alerte sur l’état moral des forces de l’ordre. Au-delà de la gabegie matérielle, les policiers en ont marre d’être présumés coupables !

Une commission du Sénat a enquêté durant six mois pour tenter de cerner ce malaise de notoriété publique. Le rapport sur « l’état de la sécurité intérieure » qu’elle a remis au président du Sénat le 27 juin dernier évoque des policiers et des gendarmes au « bord de la rupture ». « Les forces de sécurité intérieure traversent incontestablement une véritable crise, qui met en péril le bon fonctionnement du service public », écrivent les parlementaires.
Le symptôme le plus criant, et le plus tragique, de cette crise, est le taux de suicide des policiers, supérieur de 36% à celui du reste de la population. En 2017, 50 agents de la police nationale ont ainsi mis fin à leurs jours.

Le hasard du calendrier a fait se télescoper le rapport du Sénat avec la mort d’un jeune homme, à Nantes, Aboubakar Fofana, qui refusait de se soumettre à un contrôle d’identité et a tenté de fuir avant d’être abattu par un agent dans des circonstances qui restent à élucider. Ce fait divers tragique ne semble avoir pour but que d’illustrer le rapport sénatorial. Pour la plupart des médias en effet, l’affaire a été immédiatement classée, et le policier immédiatement présumé coupable. 

Le jeune homme tué était connu pour huit antécédents judiciaires, dont vol par effraction, menace de mort, vol en bande organisée et association de malfaiteurs. Il faisait l’objet d’une fiche de recherche en date du 15 juin 2017 pour l’exécution d’un mandat d’arrêt dans le cadre d’une procédure pour vol en bande en vol organisée et recel avec « instruction de procéder à l’interpellation de l’intéressé ». Le véhicule qu’il conduisait était inscrit au fichier des véhicules signalés dans le cadre d’une procédure pour trafic de stupéfiants initiée par le DRPJ de Nantes. Ce qui n’empêche pas Libération de nous présenter ce gibier de potence comme une « crème », un « type hyper gentil », « super respectueux », « non-violent, respectable et respectueux de tout le monde » ! 

Vu le profil du voyou, n’importe qui, pour peu qu’il soit de bonne foi, aurait pu comprendre qu’un tel personnage n’était pas spécialement désireux de se faire arrêter par la police et qu’il n’était pas absurde de penser qu’il avait tout tenté pour échapper aux forces de l’ordre. Si l’enquête s’oriente désormais vers l’accident, et s’il n’est évidemment pas exclu qu’elle révèle une véritable « bavure », il n’empêche que c’est le policier qui aurait dû bénéficier d’une présomption de légitime défense, et non le caïd de cités d’une présomption d’innocence. 

Ce sont des réactions moisies comme celle de Libé, bien plus que les carences matérielles, qui sapent le moral des forces de l’ordre et c’est donc un combat intellectuel qu’il faut mener contre cette idéologie gauchiste sur le déclin, la pousser vers les poubelles de l’histoire et refermer enfin le couvercle.

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