Revue de presse - Peuple de France: Limitation de vitesse à 80 km/h : Haine de l’automobile, haine de la liberté

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mercredi 11 juillet 2018

Limitation de vitesse à 80 km/h : Haine de l’automobile, haine de la liberté

Le gouvernement français est généreux. Il vient de faire un cadeau à la population : la réduction de vitesse sur de nombreuses routes à 80 km/h. Bien sûr, les radars qui se multiplient déjà continueront à se multiplier.

Les contraventions vont se multiplier aussi, ainsi que les points retirés sur les permis de conduire, les suppressions de permis et les passages obligatoires par les camps de rééducation de type maoïste destinés à obliger ceux qui auront, par inadvertance, excédé les limites de vitesse plusieurs fois (quel crime !) de pouvoir faire repentance.


Ces derniers ne seront sans doute pas sincères quand ils baisseront les yeux et s’accuseront eux-mêmes d’être des assassins en puissance, mais il faudra qu’ils donnent l’impression de la sincérité.
Sinon, ils perdront la somme qu’ils auront payée, et n’obtiendront pas la clémence du rééducateur.

Faut-il le répéter ? Le harcèlement exercé contre les automobilistes en France est insupportable et ne cesse de s’aggraver.

Les arguments parlant de sécurité et de baisse du nombre d’accidents font oublier que le risque zéro n’existe pas, sauf si on reste immobile chez soi.

La conduite automobile implique essentiellement un esprit de responsabilité, que la répression à outrance détruit.

Si l’esprit de responsabilité n’est pas là, les accidents se produiront quand même.

Si on veut dire qu’ils seront moins graves à 80 km/h qu’à dix km/h de plus, il est difficile de voir pourquoi le choix s’est porté sur 80 km/h. Pourquoi pas trente ?

Un choc à trente à l’heure ferait moins de dégâts qu’un choc à 80 km/h, non ?

Et si l’usage d’une automobile est si dangereux, pourquoi laisser encore des gens conduire ?

La réponse est, bien sûr, que si on supprimait totalement les automobiles, les entreprises qui en fabriquent fermeraient, tout comme celles qui en vendent.

Des compagnies d’assurances fermeraient aussi.

Mais surtout, il y aurait moins de contraventions. Or les contraventions sont une forme de racket fiscal supplémentaire qui ne dit pas son nom.

J’ai connu une époque où conduire en France était un plaisir.

Le plaisir a été transformé en torture.

Non seulement il y a les limitations de vitesse et les radars, mais il y a la tolérance zéro qui sanctionne lourdement le moindre excès de vitesse.

Non seulement il faut sans cesse regarder son compteur de vitesse, mais il faut, en outre, regarder les obstacles dressés un peu partout sur le bord des rues et avenues, et qui parfois dépassent sur la chaussée aux fins que le moindre instant de décontraction se paie par des rayures ou de la tôle froissée.

En supplément, il faut stationner, et dans les villes, le stationnement devient quasiment impossible, car de nombreux emplacements de stationnement sont supprimés.

Quand on ne stationne pas, il faut tenter de rouler et, en ville (sauf la nuit, qui est le moment où les radars de contrôle de vitesse rentrent en action), rouler devient presque aussi impossible que stationner, car les goulets d’étranglement destinés à créer des embouteillages sont omniprésents.

Tout ce que je viens de décrire repose sur une haine de la liberté, sur une volonté de soumettre, et de susciter la résignation.

Le plus terrible est que les Français ne s’en rendent pas nécessairement compte.

Parce que je vis désormais très loin de la France, dans un pays où la liberté individuelle est encore respectée, je m’en rends bien compte et j’ai l’impression de suffoquer quand je reviens en France.

Dans un livre que j’ai publié il y a une vingtaine d’années, je parlais de « stratégie du homard ». Si, pour cuire un homard, on le jette dans l’eau bouillante, il se débat. Si on le met dans l’eau froide et qu’on fait chauffer l’eau graduellement, le homard s’endort dans la tiédeur qui monte et finit cuit.

Les Français ont subi un recul graduel de la liberté, et pas seulement dans le secteur de la circulation automobile.

Ils en sont au stade où il ne reste quasiment plus de liberté. J’aimerais penser qu’il reste assez de Français qui ne sont pas endormis et cuits pour qu’un sursaut soit possible. Il m’arrive d’en douter. J’espère sincèrement avoir tort.


GUY MILLIERE pour les4verites.com

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