Revue de presse - Peuple de France: Ils voulaient expulser les exemplaires viticulteurs japonais

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mercredi 11 juillet 2018

Ils voulaient expulser les exemplaires viticulteurs japonais

Un couple de japonais qui produit un vin d’exception est menacé d’expulsion. La préfecture des Pyrénées-Orientales a notifié à ces viticulteurs une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) au motif qu’ils n’ont « pas de ressources suffisantes pour obtenir un titre de séjour ».

Où est donc passé le légendaire bon sens paysan ? Il semble que cette expression qui traduit la sagesse dans le raisonnement et la logique dans les décisions soit aujourd’hui devenue désuète tant la pensée de ceux qui gouvernent est de plus en plus difficile à cerner.


L’actualité de ces derniers jours nous en fournit quelques exemples. A Nantes, d’abord, avec cette mise en examen d’un CRS pour meurtre alors qu’il tentait d’intercepter le conducteur d’un véhicule qui refusait d’obtempérer. Qu’il y ait légitime défense ou pas ? Que le coup de feu ait été tiré volontairement ou pas ? Tout ceci est secondaire. L’individu, un délinquant qui était recherché par la justice ainsi que son véhicule a tenté de se soustraire au contrôle des policiers. Voilà la réalité ! Il en a payé le prix fort, certes, mais ce sont les risques du métier ! Il aurait tout aussi bien pu être victime d’un règlement de comptes comme il y en a tant dans le milieu des trafiquants de drogue. Demain, si le même cas de figure se présente, il y a fort à parier que les policiers laisseront filer le chauffard au lieu de prendre tous les risques pour l’interpeller.

Un vignoble de 3,5 hectares

A Banyuls, prés de Perpignan, un couple de japonais qui produit un vin d’exception est menacé d’expulsion. La préfecture des Pyrénées-Orientales a notifié à ces viticulteurs une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) au motif qu’ils n’ont « pas de ressources suffisantes pour obtenir un titre de séjour ». Rye et Hirofumi Shoji âgés respectivement de 42 et 38 ans sont arrivés en France en 2011 avec l’idée de s’installer comme viticulteurs. Ils ont travaillé comme ouvrier agricole ou caviste dans des vignobles du Bordelais et de Bourgogne. Lui a passé son diplôme de responsable d’exploitation agricole, elle de technicienne en œnologie. En 2016, ils ont acheté à Banyuls un vignoble de 3,5 hectares pour 150 000 euros. Les deux tiers payés sur leurs fonds propres, le reste par emprunt. Une seule cuvée, celle de 2017 a été commercialisée. « Une réussite » selon leur avocat qui précise que la cuvée 2018 est « commercialisée à 75% ».

Seulement voilà, ces braves viticulteurs japonais qui produisent un vin naturel et bio reconnu par la profession n’atteignent pas les 2000 euros de revenu mensuel minimum exigés pour rester en France. Alors que, souligne La Dépêche du Midi, le revenu moyen d’un viticulteur de la région n’atteint pas 1000 euros, aides comprises. Mais de cela la préfecture de Perpignan n’a rien voulu savoir et la mesure d’expulsion a été signifiée aux intéressés début juillet.

Devant le tollé provoqué par cette affaire, le préfet a promis de reconsidérer la situation. Un minimum de réflexion et un soupçon d’humanité dans l’examen du dossier lui aurait évité de commettre cette énorme gaffe à l’égard de ces étrangers venus en France, non pas pour vivre d’aides publiques – auxquelles ils n’ont d’ailleurs pas droit -, mais pour y travailler à l’amélioration d’un produit, le vin, qui fait la fierté et la richesse de la région Occitanie.

Argument absurde

Pour rester dans le domaine de l’arbitraire qui heurte tant nos concitoyens rappelons, pour mémoire, cette décision du Premier ministre de réduire, sans la moindre concertation, et contre l’avis quasi unanime des intéressés, la vitesse sur les routes départementales à 80km/h. S’il s’agit, comme cela nous est martelé tous les jours, de réduire la mortalité routière, il aurait dû abaisser encore davantage le seuil. Argument absurde tant il est vrai qu’avec un choc frontal les vitesses des véhicules s’additionnent. Que l’on percute un mur à 180 ou à 160 km/h, les dégâts tant humains que matériels sont malheureusement aussi effroyables !

Au nom de la fraternité

Toute aussi choquante est la décision du Conseil constitutionnel rendue le 6 juillet qui supprime ce que certains appelaient le « délit de solidarité ». Alors que jusqu’à présent le code des étrangers prévoit qu’aider directement ou indirectement un clandestin à entrer, circuler ou séjourner irrégulièrement en France est un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, le Conseil constitutionnel saisi par l’avocat d’une association pro-immigrés met à bas le dispositif législatif existant.

Au nom de la fraternité reconnue par l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme, inscrite au préambule de la Constitution et qui est l’un des piliers de la devise de la République française, ceux que l’on a coutume d’appeler les Sages ont décidé tranquillement d’abroger les mots « séjour irrégulier » et d’absoudre ceux qui « dans un but humanitaire et sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national » viennent apporter une aide à un clandestin. La seule condition exigée étant que l’aide apportée quelle qu’en soit la forme se fasse sur la base du bénévolat.

Belle hypocrisie ! On imagine mal, en effet, un migrant, trop heureux d’avoir franchi la frontière grâce à ses passeurs, avant d’être nourri et hébergé par eux, aller ensuite les dénoncer !… C’est donc un véritable appel d’air à l’immigration clandestine que le Conseil constitutionnel vient de lancer en direction des associations qui viennent en aide aux immigrés, tout en soulignant que « l’objectif de lutte contre l’immigration irrégulière participe de la sauvegarde de l’ordre public ».

Comprenne qui pourra ! Toujours est-il que le législateur devra d’ici le 1er décembre formuler un nouveau texte pour concilier deux principes contradictoires a priori, la fraternité et l’ordre public. Une sorte de « et en même temps » bien en phase avec le positionnement politique et idéologique de l’actuel chef de l’Etat, mais qui sera difficile à faire admettre au peuple français qui rejette massivement, comme le prouvent les sondages, l’arrivée de nouveaux immigrés dans notre pays. Voilà comment, en s’appuyant sur les grands principes, on peut déboucher sur de monumentales absurdités !

Alain Marsauguy pour ripostelaique.com

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