Revue de presse - Peuple de France: Affaire benalla: Monsieur Collomb, vous êtes-vous une seule fois posé la question de savoir « à quoi vous servez réellement » ?

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mardi 24 juillet 2018

Affaire benalla: Monsieur Collomb, vous êtes-vous une seule fois posé la question de savoir « à quoi vous servez réellement » ?

Gérard Collomb, puisque vous ne servez, apparemment, à pas grand-chose, ne serait-il pas judicieux de présenter votre démission ?

« Je vous ai compris », M. le sinistre de l’Intérieur et ce n’était pas très difficile de vous comprendre puisque vous êtes probablement le premier ministre de l’Intérieur, de l’Histoire de France, qui ne sait rien de ce qui se passe justement « à l’intérieur » !


Que n’avez-vous pas profité de l’exemple de certains de vos prédécesseurs, tels François Mitterrand ou Charles Pasqua et, plus récemment, de Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls ? Eux savaient tout, prévoyaient tout, préparaient tout, organisaient tout, et même quelquefois, inventaient tout.

Eux répondaient à toutes les questions posées, sans embarras, vous vous les choisissez, plutôt embarrassé.

Vous n’avez été tenu au courant des violences commises le 1er mai, déclarez-vous, que le 21 juillet par l’IGPN et constaté que ce signalement n’avait débouché « sur rien », alors que toute la France était au parfum depuis des semaines ! Et vous ne saviez même pas que Benahlia était présent le 1er mai à la manifestation et même à la préfecture de police !

En revanche vous vous contredisez immédiatement puisque vous déclarez : « Le 2 mai personne ne m’a avisé de l’existence de ces vidéos. Ce n’est qu’en rentrant d’un déjeuner que mon directeur de cabinet m’a informé de l’existence d’une vidéo montrant des scènes de violences, place de la Contrescarpe (Donc vous avouez avoir appris l’existence de ces vidéos le 2 mai et non pas le 21 juillet, comme vous venez de le préciser !)

Mais comme le cabinet du Président et le Préfet de police étaient tenus au courant, j’ai estimé que cela ne me concernait pas.

A votre connaissance il n’y aurait pas de circuits parallèles, ni de demandes d’écoutes, nous voilà complètement rassurés…puisque vous ne savez rien !

Vous ignoriez que Benalla était présent à la manifestation avec un brassard « Police » et un casque de CRS. En revanche vous savez, par une note de l’IGPN, que le chef d’état-major de la préfecture de police, l’était au courant, mais cela n’a pas particulièrement retenue votre attention !

En revanche vous vous êtes renseigné, a posteriori, et savez, à présent, que Benahlia avait été recruté le 25 juin 2009, comme réserviste opérationnel et qu’il avait fini, six ans plus tard, avec le grade de « brigadier », or, vous estimez que le grade de « lieutenant-colonel » qui lui a été offert n’était pas un avancement…Bizarre !

Vos services ont refusé à plusieurs reprises les demandes de port d’arme formulées par Benahlia et ce serait, selon vous, le préfet de police, Michel Delpuech, qui la lui aurait accordée le 13 octobre 2017, sans vous en tenir informé, et vous ne l’avez découvert que le mercredi 18 juillet !!! (Attendons les déclarations du préfet de police, votre proche collaborateur que vous lâchez lamentablement !)

Vous avez rencontré Benalla à plusieurs reprises mais vous pensiez qu’il faisait partie des services de police. Ces services ne sont-ils pas sous vos ordres, vous ne vous êtes pas renseigné ?

Si vous n’avez pas saisi l’IGPN immédiatement c’est parce que vous saviez que le président et le préfet étaient au courant et que vous avez estimé que c’était plutôt à eux d’agir. N’est-ce pas plutôt, M. le sinistre de l’Intérieur, parce que vous n’étiez pas tenu au courant, que l’on se passait de vos services à tous les niveaux de l’Etat ?

Réponse du berger à la bergère, l’audition du Préfet de police de Paris a eu le mérite d’éclaircir la situation, tout au moins sur un point précis.

Contrairement à ce que vous avez affirmé le matin même, M. le sinistre de l’Intérieur, Michel Delpuech déclare avoir prévenu votre directeur de cabinet dès le 2 mai et celui-ci lui a répondu « qu’il était déjà informé », donc forcément vous l’étiez également. Cela va sans dire, mais encore mieux en le disant !

Vous êtes-vous une seule fois posé la question de savoir « à quoi vous servez réellement » ? Et puisque vous ne servez, apparemment, à pas grand-chose, ne serait-il pas judicieux de présenter votre démission ?

Manuel Gomez

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