Revue de presse - Peuple de France: Video. Nuits d’émeutes en banlieue parisienne après la fermeture d’une salle de prière

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jeudi 14 juin 2018

Video. Nuits d’émeutes en banlieue parisienne après la fermeture d’une salle de prière

Les nuits d’affrontements se succèdent à Sartrouville depuis le 5 juin, à la suite de la fermeture d’une salle de prière suspectée d'être un foyer salafiste. Policiers et pompiers subissent les assauts de jeunes du quartier.

Depuis le 5 juin, le quartier de la Cité des Indes à Sartrouville est durant la nuit le siège d’affrontements intenses entre la police et certains de ses habitants. La raison de la colère du quartier : la fermeture le 4 juin de sa salle de prière, depuis des années dans le viseur des autorités.



 Les heurts sont survenus quelques heures seulement après l’expulsion des fidèles de ce lieu de culte musulman, déjà fermé deux fois auparavant sur ordre du préfet. Les fidèles se sont repliés sur un autre local à proximité. Mais la salle initiale a été murée, suscitant la colère du voisinage.

Selon Le Parisien, les forces de l’ordre ont dû essuyer plusieurs nuits durant des tirs de mortier artisanal, de projectiles, des jets de pierre ou encore de feux d’artifice, tandis que des départs de feu survenaient à divers endroits. En réponse, les forces de l’ordre ont procédé à de nombreux tirs de flash-ball et à des lancers de grenades de désencerclement. Des jeunes s’en sont pris à un système de vidéosurveillance qu’ils ont voulu incendier, ainsi qu’aux locaux du bailleur qui louait jusqu’ici la salle de prière. Ils ont brisé au marteau les vitres d'un de leurs bâtiments.
Pourquoi Sartrouville s'embrase-t-il ainsi ? Les fidèles de la salle de prière n'ont pas supporté l'expulsion de l'association qui gérait le lieu de culte, à la demande du bailleur social Logement Francilien. Pour la troisième fermeture de ce local ouvert depuis 17 ans, le bailleur a eu recours à la force publique pour faire respecter l’injonction à quitter les lieux qui avait été ordonnée le 17 mai. La salle de prière était considérée suspecte depuis les années 2000 au point qu’une perquisition a été menée en ses murs en 2015, sans résultat. Mais l’ancien préfet des Yvelines Serge Morvan, qui a récemment quitté son poste, l’accusait d’être un avant-poste du salafisme, en accointance avec des terroristes. Il a produit deux arrêtés, l’un en octobre 2017 qui courait jusqu'à la fin de l’état d’urgence le 1er novembre. A la suite de la réouverture du lieu, le préfet a produit un second arrêté préfectoral.

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