Revue de presse - Peuple de France: Proposition de loi sur les «fake news» : Marine Le Pen dénonce un «texte liberticide»

mercredi 6 juin 2018

Proposition de loi sur les «fake news» : Marine Le Pen dénonce un «texte liberticide»

Marine Le Pen
Signant une tribune pour le mensuel Causeur, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a fustigé le texte porté par le parti présidentiel à l'Assemblée : «Les valeurs de la démocratie seront bafouées.»

Alors que l'Assemblée nationale se penche sur la proposition de loi du groupe de la majorité présidentielle La République en marche (LREM) sur «la manipulation de l’information», Marine Le Pen signe une tribune pour le magazine mensuel Causeur sur le sujet. La présidente du Rassemblement national (RN, anciennement Front national) tire à boulets rouges sur cette proposition de loi qu'elle estime «liberticide».

Citant Diderot sur la liberté de la presse, Marine Le Pen assène : «J’aimerais qu’Emmanuel Macron médite ces quelques lignes, alors que les députés de sa propre majorité s’apprêtent à considérablement réduire nos libertés d’expression, d’information, et peut-être d’opinion», et ajoute : «Calomnie, diffamation et mensonges [doivent] être combattus. Mais l’arsenal législatif en vigueur était déjà largement suffisant.»

"Si cette proposition est votée, les valeurs les plus essentielles que consacre notre Constitution et, plus profondément, les valeurs de la démocratie, seront bafouées"
La présidente du RN estime également que la définition d'une «fausse information» fournie par «les marcheurs de l'Assemblée» n'est pas recevable : «Telle que définie dans le projet de loi, la "fausse information" couvre un champ d’application beaucoup trop large ; disons-le, liberticide», et de pronostiquer : «Si cette proposition est votée, les valeurs les plus essentielles que consacre notre Constitution et, plus profondément, les valeurs de la démocratie, seront bafouées.» 

Marine Le Pen évoque pour finir une «infantilisation des Français» et une «restriction des libertés fondamentales», ainsi que l'«inflation législative» et l'«engorgement des tribunaux» pour faire valoir que cette proposition de loi n’a quasiment que des «défauts majeurs de conception» et devrait «indigner» l’ensemble de la classe politique. Avant de conclure : «Avec ce texte, les députés de la majorité s’engagent sur un chemin incompatible avec la démocratie en hypothéquant des libertés que nous pensions, probablement à tort, définitivement acquises.»

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