Revue de presse - Peuple de France: Vie quotidienne dans la chienlit française

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mercredi 30 mai 2018

Vie quotidienne dans la chienlit française

Madame X, mère de famille, habite la banlieue. Elle se rend chaque jour à son travail à Paris. La grève interminable de la SNCF a fait qu’elle est rentrée un soir beaucoup plus tard que prévu.

Les enfants, laissés à eux-mêmes, avaient fait un certain nombre de bêtises qui auraient pu leur être fatales et qui, en tout cas, ont causé des dégâts onéreux à réparer. Cette dame a subi un préjudice causé par les syndicats qui imposent la grève à la SNCF et à ses usagers.
Or, dans tous les pays organisés et même ceux qui ne le sont pas, l’auteur d’un préjudice doit indemniser la victime dudit préjudice. C’est aux syndicats à payer, d’autant plus qu’ils sont très riches.

Il se trouve que le mari de cette dame est officier de police. À ce titre, il n’a pu passer chez lui au mois d’avril que trois jours, étant constamment en mission à Notre-Dame des Landes, dans les universités en cours de démolition, et aussi à Mayotte, nouvelle terre de l’empire français, à 8 000 km de Paris, en constant désordre.

Monsieur Y, lui, est l’un des assistants du président d’une grande entreprise. Ce patron, à partir du 1er janvier prochain, va devenir percepteur. Aussi bien, Monsieur Y a été désigné pour établir le profil fiscal des salariés. Sont-ils mariés, pacsés, célibataires mais vivant maritalement, et avec qui ? L’un d’entre eux n’aurait-il pas reçu en douce l’héritage caché d’un oncle d’Amérique ? Il faut donc espionner et scruter tout le monde. Il va sans dire que, de cet espionnage exigé, résulte un climat détestable qui sera plus lourd encore quand le patron percepteur passera à l’acte.

Ce travail de nature fiscale imposera aux entreprises 2 milliards d’euros de charges supplémentaires par an à partir du 1er janvier prochain.

Ces lourdes charges s’ajouteront aux impôts et taxes créés presque quotidiennement.

Ce PAS (prélèvement à la source) est condamné par la quasi-totalité des contribuables, de l’extrême gauche à l’extrême droite. L’opinion y est très hostile. Mais peu importe pour l’État. C’est sa conception de la démocratie, dans un pays où l’on aime bien tresser des verges pour se faire battre.

À ce sujet, Gilles Carrez, député et ancien président de la commission des finances connu pour sa compétence et sa probité, vient de dénoncer les hausses d’impôt d’une brutalité inouïe (sic) pour des millions de Français (« Le Figaro magazine » du 20 avril). La hausse de la CSG, c’est 22,5 milliards d’euros enlevés aux ménages, surtout les retraités âgés et peu fortunés. Globalement, souligne Carrez, c’est plus que les hausses imposées par Hollande en 2013. C’est que l’État socialiste, en réalité, n’a jamais assez d’argent pour soutenir 6 millions de chômeurs, 14 millions d’immigrés et bientôt 6 millions de fonctionnaires, dont les forces de l’ordre chargées de limiter le désordre général.

Alors, la situation étant ce qu’elle est, et s’aggravant sans cesse, beaucoup de retraités se sont sauvés à l’étranger, notamment ces temps-ci au Portugal, où la fiscalité est beaucoup moins lourde qu’en France, bien que le Portugal soit membre de l’UE, mais cette union très désunie a des fiscalités très disparates. Il reste que pour ces retraités très nombreux, c’est un moindre mal. Mais ce n’est pas un idéal lumineux que de passer sa vie dans un village du Portugal qui n’est plus depuis longtemps le pays de Vasco de Gama, ni de Magellan, ni même celui du sage Salazar qui fit du Portugal un pays riche avec la monnaie la plus forte du monde, l’escudo, et qui eut le bon sens de soutenir le général Franco, son voisin, tout en évitant de participer à la Deuxième Guerre mondiale. Ce temps-là est loin. Il reste aux réfugiés venus de France à regarder la télévision sans la comprendre, en mangeant de la morue.

Un mot encore sur la chienlit française qui, non seulement s’en prend aux vieux, mais aussi aux jeunes. Ceux qui ont passé un examen le lundi et qui, le voyant annulé, sont dans l’obligation de le repasser le vendredi. Mais seront-ils en forme ce jour-là ? Recevoir un coup de poing dans le nez ou un coup de matraque ne prédispose guère à la rédaction ni au calcul mental. Il y a, là aussi, un préjudice possible qui peut compromettre toute une carrière.

Ceci constaté, il y a tout de même dans la France sociale de quoi se distraire. Le lundi, c’est la « fête à Macron ». Le mardi, c’est le jour de solidarité avec les fonctionnaires. Le mercredi, on ne fait rien. Le jeudi, mobilisation pour la « convergence des luttes ». Et le vendredi, départ en week-end.

LAMBERT CHRISTIAN pour les4verites.com

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