Revue de presse - Peuple de France: Se « faire péter chez un kouffar » : le dérapage de Booba ?

mercredi 16 mai 2018

Se « faire péter chez un kouffar » : le dérapage de Booba ?

Si le rap est devenu la musique la plus commercialisée en France, Booba en est l’un des principaux vendeurs de disques dans l’Hexagone. Mais son public ne semble pas s’offusquer de certaines de ses paroles, notamment lorsqu’il est question de « kouffar ». Dérapage ?


Alors que la critique a quasi unanimement salué la parution de son album Trône, elle a ignoré (consciemment ou non ?) des textes qui posent question.

Ainsi, sur le morceau Terrain, le rappeur parisien reprend un bien drôle de refrain :

« Beaucoup trop d’banlieusards au shtar, le responsable c’est leur bigo
J’vais m’faire péter chez un kouffar, décapsuler 70 gows
Dans l’rap B2O c’est un cauchemar, 92 parle en kilos
Comme la police t’arrives trop tard, sur le trône à jamais amigo ».



Si le terme « shtar » fait référence à la prison, l’utilisation de « kouffar » n’est pas anodine. Il s’agit ici de désigner les mécréants, soit les non-musulmans. Quant au décapsulage qui s’en suit, Booba évoque les 70 vierges qui attendent les martyrs d’Allah au paradis.

Alors que le terrorisme islamiste a encore frappé il y a quelques jours à Paris, la banalisation culturelle de certaines idées ne semble pas interpeller les consciences, particulièrement au sein de la presse musicale. Un glissement général en toute tranquillité pour une radicalisation « OKLM » diront certains. « La branche Al-Qaïda du game » dirait Booba.



 Source: breizh-info.com

Aucun commentaire:

Articles à lire aussi