Revue de presse - Peuple de France: Les 300 imams venant d’Algérie et de Maroc du Ramadan ont débarqué en France

samedi 26 mai 2018

Les 300 imams venant d’Algérie et de Maroc du Ramadan ont débarqué en France

Mardi 15 et mercredi 16 mai, la veille du mois du Ramadan, l’Union des mosquées de France (UMF) a accueilli, 142 psalmodieurs du Coran, 12 conférencières et 8 conférenciers étrangers,tous venus du Maroc pour officier dans des mosquées françaises durant le mois de jeûne.

Dans le cadre d’une convention bilatérale entre le Royaume du Maroc et la France, côté marocain, le ministère des Habous et des Affaires Islamiques s’est chargé de la préparation du séjour de ces cadres religieux et de leur prise en charge.


Côté français, leur venue a été passée au crible de commissions spécialisées et leurs demandes de visas ont été étudiées par les services du ministère de l’Intérieur qui a statué en dernier ressort. In fine, l’UMF est maître d’oeuvre en finançant leur accueil et leur accompagnement sur le sol français.

L’arrivée massive d’imams étrangers, mais aussi le principe du ramadan en République laïque alimentent un débat entre responsables politiques vigilants qui ne sont évidemment pas d’extrême gauche.

Alors même que, depuis les années 1990, aucun signalement d’un quelconque problème relatif au discours ou aux avis religieux de ces imams n’a été porté à la connaissance du public, il reste que le soupçon de fondamentalisme ou d’extrémisme ou encore d’entrave à l’émancipation des musulmans de France vis-à-vis des pays étrangers – c’est-à-dire que sont dressés des obstacles à leur intégration –  est étayé par la montée du terrorisme en France, et singulièrement parmi des Français d’origine marocaine. Certes, l’UMF dit souhaiter la préparation active du cheminement d’un « islam de France » fait d’indépendance et d’échanges ne refuse pas le principe de ce débat. Mais il émet des conditions pour qu’il soit utile et profitable au pays accueillant et oppose l’existence de postures idéologiques qui résistent à cette prétendue coopération pour un islam de France dans laquelle le microcosme cède constamment du terrain, au nom d’un humanisme aveugle et d’une laïcité à sens unique.

L’échange des expériences et des bonnes pratiques dans la lutte contre l’extrémisme, une nécessité

Les vertueux de France reçoivent 5/5 la propagande musulmane pour un monde ouvert, où les échanges de savoir-faire , sans exclusive du religieux. Les imams établis voient volontiers en eux des citoyens éclairés distinguant ce qui est utile au pays… Ces « bons » citoyens-là ne seraient pas, comme les autres, sous influence et incapables d’apprendre d’autres cultures, sans crainte aucune d’une mise en péril de leur identité ou de leur civilisation.

La mission essentielle des imams est d’assurer les prières de nuit (tarawih) et d’initier les fidèles aux méthodes de psalmodie du Saint Coran. Les conférenciers et les conférencières, quant à eux, participent à la promotion des valeurs authentiques de l’islam par l’enseignement et l’accompagnement spirituel des fidèles. Leur présence en France est due en partie au manque d’imams bien formés, admet le président de l’Union des mosquées de France (UMF) et à une activité spirituelle plus intense pendant le mois de Ramadan. Il note aussi que, ces dernières années, la demande des mosquées de France porte plus sur les conférencières que les conférenciers…

La lutte contre l’extrémisme islamique est aujourd’hui une cause qui ne mobilise pas activement  les imams. Sur le sujet, ils prônent un échange des expériences et des bonnes pratiques qui les place au centre de la réflexion. L’UMF ne tente pas un instant de s’organiser pour faire barrage, se contentant d’aborder et de discourir sur les différentes thématiques que développent les courants extrémistes, comme si en parler suffisait à éviter les errements et l’imposture de l’idéologie radicale.

Le ramadan est en France l’occasion de renforcer sa position dominante sur d’autres pays frères et néanmoins concurrents. Le Maroc est en France est puissance invitante des cadres religieux du monde entier pour de nombreuses rencontres spirituelles et scientifiques dans les mosquées marocaines. Certains, dont des Français, participent aux traditionnelles conférences présidées par Sa Majesté le Roi du Maroc et retransmises en direct.

Seuls 10 % des 3.000 imams de France sont détachés par leur pays d’origine.Pris en charge par leurs pays d’origine, les imams étrangers officiant toute l’année en France -essentiellement le Maroc (30), l’Algérie (120) et la Turquie (150) – représentent environ 10 %, la même proportion que les 1.500 prêtres catholiques étrangers en France sur un clergé de 15.000, souligne l’UMF. Leur présence en France est régie par des accords bilatéraux avec le Maroc, à la différence notamment de l’Algérie, l’Etat chérifien participant à l’encadrement culturel et religieux de leurs résidents en France pour une période limitée et qui n’ont pas vocation à devenir français. La France déploie aussi des moyens importants pour assurer l’éducation des Français musulmans qui résident à l’étranger. De nombreux établissements français dans de nombreux pays, notamment au Maroc, dispensent un enseignement français en phase avec les valeurs et la culture françaises. L’UMF reconnaît donc des divergences…

Les musulmans de France travaillent à amener les Français à s’approprier des savoir-faire que la France n’a pas encore acquis, notamment dans le domaine religieux musulman….Dans ce qu’ils appellent une telle « coopération », les musulmans de France s’offrent pour qu’ils trouvent l’équilibre qui leur permettrait de répondre à leurs besoins et de réaliser leurs objectifs à moyen et long terme. Leur renoncement des Français à ce cheminement, bon gré, mal gré, serait  contre-productif… L’UMF se considère la mieux placée pour mettre les Français en marche !

Cette arrivée de 300 imams marocains et algériens fait débat

A l’heure où la colonie musulmane de France reçoit le renfort de quelque 300 imams marocains et algériens dans ses mosquées françaises, et où le président français Emmanuel Macron entend instaurer un “islam de France”, certains responsables politiques de droite et jusque dans la gauche laïque s’insurgent.  Si cette pratique s’exerce depuis le début des années 1990 sans attirer la moindre discordance, plusieurs vagues d’attentats mortels islamistes ont éveillé quelques consciences.

Un principe contraire à l’instauration d’un “islam de France”.

“Une hérésie”, dénonçait l’ancienne secrétaire d’État française Jeannette Bougrab, dans un entretien accordé au journal Le Figaro, le 28 mars 2018. “Les bras m’en sont tombés”, avait-elle ajouté. “Comment, dans un Etat laïque, le ministre de l’Intérieur, certes ministre des Cultes, se préoccupe-t-il de faire venir des imams d’Algérie pour le ramadan?”. Par ces mots, l’élue venait de poser les jalons d’un débat qui agite désormais l’opinion : la France doit-elle être dépendante des pays du Maghreb pour assurer le bon déroulement du mois sacré à l’intérieur de ses frontières?

Bien qu’il n’ait jamais manifesté une quelconque objection à ce sujet, l’ancien Premier ministre Manuel Valls a renchéri sur les propos de Jeannette Bougrab en déclarant: ”ça ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un islam des Lumières”, suggérant de “mettre un terme” aux accords bilatéraux permettant la venue de ces imams, et ce “le plus vite possible”.

De même que dans les colonnes du Figaro, le 11 avril dernier, l’ancien ministre de l’Education nationale Luc Ferry a évoqué une “décision sidérante”. A propos du ministre de l’Intérieur français Gérard Colomb, il s’est insurgé: “Mais pourquoi tant de pusillanimité face à une menace [sous-entendue islamiste] de plus en plus mortelle?”.

Ces discours viennent dénoncer la contradiction avec les ambitions portées par Emmanuel Macron qui avait annoncé il y a un an vouloir instaurer un “islam de France”, moins lié aux influences des Etats musulmans. Une décision qui avait pour objectif de lutter contre la montée des discours rigoristes voire radicaux en France. Pour venir à bout de ce chantier pharaonique, le président français s’était fixé plusieurs lignes de conduite, à savoir réformer les instances représentatives, le financement des mosquées, du pèlerinage et du halal, ainsi qu’assurer la formation d’imams sur le territoire français.

“Une visite [de 29 jours] passée au crible,” nous assure-t-on

Depuis le début des années 1990,  le service que ces imams délocalisés « nous apporte nous aide beaucoup”, reconnaît Mohammed El Mahdi Krabch, imam et membre du conseil théologique du Conseil français du culte musulman (CFCM), infiltré et noyauté par influence des Frères musulmans. En juin 2017, Emmanuel Macron a pourtant répondu à l’invitation d’Anouar Kbibech, président du CFCM, de rompre le jeûne musulman. Et ce partenariat a été signé par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb lors de sa visite en Algérie, les 14 et 15 mars 2018.

Pour entrer sur le territoire français, la liste des imams est préalablement validée par le ministère de l’Intérieur qui, une fois tous les profils examinés, délivre les autorisations de visas.  A la différence de certains imams français, les Marocains et les Algériens sont capables de réciter l’intégralité du Coran sur le mode psalmodique, car ils l’ont appris par coeur. “S’il y avait des établissements en France qui pouvaient former des imams sur le territoire, alors cet échange n’aurait plus lieu d’être, seulement aucun dispositif n’a été mis en place à cet effet”, explique Mohammed El Mahdi Krabch, recteur de mosquée à Avignon, au coeur d’un quartier sensible, au sud de la cité des Papes.

Les psalmodieurs envoyés en France ne prêchent pas la parole et, officiellement, ne font donc que psalmodier  les 60 chapitres du Coran en arabe. Sauf qu’il leur reste du temps libre pour l’endoctrinement,  dans les 2.500 lieux de culte musulmans français.

En revanche, les conférenciers et les conférencières participent à la promotion des valeurs de l’islam par l’enseignement et l’accompagnement spirituel des fidèles.  Le prêche suscite une énorme méfiance entretenue par la langue arabe utilisée en France et singulièrement  par les mouvements islamiques radicaux pour véhiculer leur pensée et l’apologie du terrorisme.

Pasidupes pour lagauchematuer.fr

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