Revue de presse - Peuple de France: Montpellier. Les antifas attaquent un rassemblement anti GPA, 1 blessé. La police refuse d’intervenir

www.peupledefrance.com

Recherche sur le web

samedi 12 mai 2018

Montpellier. Les antifas attaquent un rassemblement anti GPA, 1 blessé. La police refuse d’intervenir

Crédit photo: Lengadoc Info
Une cinquantaine de militants « antifascistes » ont attaqué ce jeudi après-midi un rassemblement d’une trentaine de personnes qui manifestaient pacifiquement contre la GPA devant la préfecture de Montpellier. Un opposant à la GPA a été blessé à la tête. La police, elle, a refusé d’intervenir.

Deux groupes se sont fait face pendant près d’une heure et demi ce jeudi en fin d’après-midi sur la place des martyrs de la Résistance, à quelques mètres de la préfecture.
Un rassemblement était initialement prévu par les Sentinelles 34, un collectif s’opposant à la procréation médicalement assistée (PMA) sans père et à la gestation pour autrui (GPA). Mais aux alentours de 18h30, heure du début du rassemblement, une cinquantaine de militants « antifascistes » sont venus au contact des manifestants pacifiques.

Les individus agressifs, dont certains étaient cagoulés, font partie des militants d’extrême gauche qui ont été particulièrement actifs dans les manifestations et blocages des universités ces derniers mois. On pouvait retrouver ainsi des militants du syndicat Solidaire Etudiant.e.s et du Mouvement des Jeunes Communistes. Parmi eux ce trouvait également Jules Panetier, militant anarchiste bien connu des services de police, qui, selon plusieurs témoignages, semblait l’un des principaux leaders de l’action.

« Lorsqu’ils sont arrivés, les antifas ont voulu nous faire partir », explique l’un des organisateurs du rassemblement contre la GPA, avant d’ajouter « mais ils n’y sont pas parvenus, on est même resté une demie heure de plus que ce que nous avions prévu au départ ».

Un manifestant anti-PMA a été touché à la tête (arcade ouverte), une plainte a été déposée ce vendredi au commissariat de Montpellier.

La police refuse d’intervenir, « on a reçu des ordres »


Pendant une heure et demie, manifestants et contre-manifestants se sont fait face sans que la police n’intervienne, alors que les événements avaient lieu à 20 mètres de la préfecture. Une situation inacceptable pour l’un des organisateurs : « Notre rassemblement était déclaré, la police était prévenue que nous serions là. Il y avait parmi nous des personnes âgées et en face des individus cagoulés et violents. Tout au long de la manifestation, nous avons contacté la police pour qu’elle intervienne, elle n’est jamais venue. Nous n’avons pas vu un uniforme alors que nous étions devant la préfecture, c’était comme si les policiers cherchaient à éviter le secteur… »

Une journaliste de Lengadoc Info a pu questionner des policiers, stationnés sur la place de la Comédie, sur l’absence de forces de l’ordre devant la préfecture : « nous avons reçu l’ordre de ne pas intervenir car il y avait un risque que les contre-manifestants se dispersent en suite en ville et s’en prennent aux commerces comme lors de la manifestation du 14 avril ».

Les Sentinelles 34 « ne lâchent rien » face à la GPA


Présents depuis plusieurs années à Montpellier, les Sentinelles 34 sont issus du mouvement de contestation de la loi Taubira sur le mariage homosexuel. Actifs dans la rue, les Sentinelles 34 se rassemblent chaque mois en centre-ville pour manifester et alerter les montpelliérains sur les réformes qui touchent au sujet de la famille.

En ce 10 mai, journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage, les Sentinelles 34 voulaient dénoncer le « nouvel esclavage des femmes qui a lieu avec la GPA ».

L’agression « antifasciste » de ce jeudi ne semble guère émouvoir les organisateurs : « pour nous, cela ne change rien, cela fait quatre ans que nous manifestons dans les rues de Montpellier et on sera là le mois prochain comme prévu ».

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Participer à la discussion

Nous avons besoin de vous ! Soutenez Peuple de France en faisant un don.



Articles à lire aussi