Revue de presse - Peuple de France: Macron : un ennemi de la liberté

mardi 15 mai 2018

Macron : un ennemi de la liberté

Emmanuel Macron est Président depuis un an. Les éléments permettant de dresser un premier bilan sont là.

Disons que Macron est conforme à ce qu’il était possible d’en attendre. La gauche archaïque et marxiste pense qu’il est « de droite » et « libéral » parce qu’il procède à d’infimes réformes dans le secteur des retraites, du droit du travail ou du statut d’entreprises dites « publiques », telles que la SNCF.


La droite modérée confirme presque le diagnostic de la gauche, car elle ne trouve qu’assez peu à redire.

La droite nationale confirme, elle aussi, d’une certaine façon, puisqu’elle accuse Macron d’être au service d’une mondialisation capitaliste sans frontières.

La réalité est différente : Macron n’est ni « de droite », ni « libéral » (si ce n’est à dose homéopathique).

C’est un socialiste moderne. Il discerne (comme Hollande avant lui) que la gauche archaïque et marxiste condamnait la France à la faillite, et il procède à des adaptations permettant à l’économie française de ne pas totalement sombrer (ce que les adeptes des idées de gauche archaïque et marxiste, qui rêvent d’une France ayant le glorieux destin du Vénézuela, ne comprennent pas, bien évidemment).

Comme, sur un plan économique, la droite modérée française est elle-même porteuse d’un socialisme moderne, il est logique qu’elle ait du mal à se positionner.

Macron est aussi au service d’une mondialisation sans frontières, mais cette mondialisation, ce doit être dit, n’est pas capitaliste : elle repose sur des réglementations mondiales, sur un pouvoir technocratique coupé de la démocratie, et sur un système planétaire d’économie mixte qui n’a rien à voir avec la liberté d’entreprendre qui est le cœur du capitalisme.

Dans ce cadre global, il s’accommode très bien du maintien de taux de pauvreté et de chômage élevés et de systèmes d’assistance coûteux maintenant des millions de gens en situation d’assistés permanents.

Il s’accommode très bien aussi de prélèvements obligatoires lourds, particulièrement pour les personnes privées, et entend mettre en place des réglementations qui bénéficieront à certains secteurs d’activités favorisés par l’économie mixte planétaire, au détriment d’autres secteurs.
Il veut l’estompage de la démocratie, de la souveraineté d’un peuple pouvant disposer de son destin, et l’érosion de toute forme d’identité nationale.

S’il était aux États-Unis, il serait au parti démocrate, donc clairement à gauche, et la meilleure définition de son projet qu’il ait eu l’occasion de donner est celle qui a constitué l’épine dorsale de son discours au Congrès fin avril.

Le mot qu’il a employé le plus souvent dans ce discours a été « multilatéralisme ». Ce mot renvoie à l’idée que les décisions doivent, selon lui, être prises au niveau de chefs d’État et de ministres, bien au-dessus des peuples.

Il a fustigé le « nationalisme », qu’il a décrit comme un danger majeur.

Emmanuel Macron a aussi insisté sur l’écologie et sur la nécessité de sauver la planète. Or, l’argument écologique est devenu le prétexte majeur invoqué par tous ceux qui veulent édicter des règles contraignantes et contrôler politiquement l’économie à l’échelle de la planète.

Il a, très logiquement, mis en avant la nécessité de se plier aux règles d’instances planétaires, telles que l’Organisation mondiale du commerce.

Il a fait preuve d’un aveuglement total face aux dangers réels qui peuvent menacer la civilisation occidentale (islam radical, régimes totalitaires) et raisonné comme si tous les problèmes pouvaient se régler par des signatures de contrats.

Il a, en filigrane, critiqué Donald Trump, qui incarne tout ce qu’il déteste (et les marques d’affection ne doivent tromper personne).

À la formule « rendre sa grandeur à l’Amérique », il n’a jamais répondu en parlant de la grandeur de la France, mais en parlant de la « grandeur de la planète ».

Il entend dissoudre la France dans une technostructure européenne, puis dans une technostructure globale. Il a, dans son discours au Congrès, parlé de liberté, mais fait partie des ennemis les plus délétères de la liberté sur terre aujourd’hui. Il est à souhaiter qu’il échoue, mais l’état des débats politiques en France montre que peu d’alternatives viables se dessinent, hélas. Il n’y a pas de Donald Trump français sur l’horizon.

Guy Milliere pour les4verites.com

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