Revue de presse - Peuple de France: Aix-en-Provence : les étudiantes vivent l’horreur des harcèlements sexuels étouffés par le politiquement correct

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samedi 5 mai 2018

Aix-en-Provence : les étudiantes vivent l’horreur des harcèlements sexuels étouffés par le politiquement correct

Des jeunes femmes qui se font suivre, interpeller, ne se sentent pas entendues par les policiers lorsqu’elles osent se plaindre du harcèlement sexuel dont elles sont les victimes, c’est la réalité du bon vivre ensemble à Aix-en-Provence.

Pas un jour ne passe sans un nouveau témoignage d’étudiantes aixoises qui racontent avoir été suivies, accostées, ou agressées par des hommes, en journée ou en soirée, en particulier aux abords des cités universitaires, rapporte La Provence.



Le 12 avril dernier, La Provence publiait (1) un sondage faisant ressortir ce chiffre traumatisant, effrayant :

Huit femmes sur dix sont victimes de harcèlement sexuel dans les rues de France.

A lire le cri d’alarme des Aixoises, ce chiffre semble dépassé, à Aix.

Juliette témoigne :

« C’était le 4 février. Je rentrais du travail, il était 22 heures. J’étais au niveau du parc Jourdan et je marchais sur le trottoir. Une voiture grise est arrivée en face de moi. Le conducteur a entrepris de me suivre, de m’attendre, il me fixait du regard.
Il s’est mis à rouler derrière moi, plein phares, pendant que j’étais au téléphone avec ma mère parce que j’avais peur. Je pleurais.

Arrivée devant sa cité U, Juliette regarde une dernière fois par-dessus son épaule : l’homme a disparu.

« Je suis rentrée dans ma chambre et me suis enfermée ».

Le 19 avril dernier sur Facebook, Sonia tirait la sonnette d’alarme :

« Je viens d’envoyer un mail « à la maire d’Aix » concernant les situations de harcèlement autour des facs!
Je pense sincèrement qu’il est temps que ça fasse du bruit, ça devient beaucoup trop récurent , inquiétant, pas un seul jour ne passe sans que je vois une publication ou une fille dit qu’elle s’est faite suivre, interpellée.
Afin que ce message ne passe pas à la trappe, je vous invite à également faire un mail pour ébruiter la situation.
J’espère que vous en prendrez conscience.
C’est à plusieurs qu’on fait du bruit. »

La jeune femme a 21 ans. Elle a créé un groupe Facebook baptisé « Ça, c’est rien ».

« Parce que lorsqu’on raconte ce qu’on a vécu, un homme qui nous suit, qui se masturbe devant nous, on entend souvent cette réponse : ‘oh, mais ça, c’est rien’.

Et Sonia veut tout faire pour que ces agressions ne soient pas banalisées.

« Ce qui revient très souvent, déplore-t-elle, c’est que celles qui se rendent au commissariat ne sont pas toujours prises au sérieux. On s’entend dire : ‘vous ne devriez pas sortir si tard le soir ‘ ou que notre plainte n’est pas recevable. »

En Allemagne et en Suède, où les femmes subissent également au quotidien ce genre d’agressions, les municipalités impuissantes à régler les problèmes qu’elles ont laissé se créer disent la même chose aux femmes : ne sortez pas tard le soir, ne portez pas des tenues trop féminines, ne faites pas votre jogging toutes seules… et à Aix, ne sortez pas tard le soir. Sympathique…

Sonia espère « mener une action de groupe. Si l’on va à dix ou quinze déposer plainte, cela aura plus d’impact », pense-t-elle.

Nous pensons qu’elle se trompe. Rien ne peut changer les choses, car elles sont étouffées par le politiquement correct : pas question de désigner les auteurs, pas question d’offenser les offenseurs de peur de déclencher des émeutes. La situation est bloquée, figée, et les victimes n’y pourront rien.

« Il y a un climat d’insécurité » dit Sonia. « Quand on rentre tard le soir, on regarde derrière nous. La seule chose que l’on souhaite est permettre aux étudiantes de se sentir plus en sécurité. On ne peut peut-être pas mettre des policiers à tous les coins de rue, mais il serait sûrement possible de mettre en place des patrouilles du côté des facs. »

Irène (c’est un nom inventé), 21 ans :

« Ma grande soeur qui habitait à la cité des Gazelles a eu un problème avec un homme qui s’était mis à se masturber sous sa fenêtre », explique la jeune femme de 21 ans, qui a subi deux ans plus tard la même expérience traumatisante devant le parc Jourdan.
« Je l’ai revu plusieurs fois, notamment à l’arrêt de bus de l’Arc de Meyran. On se sent vraiment en insécurité. Aujourd’hui, je suis moins proche du centre-ville et je suis plus rassurée. »

Le 18 avril, vers 21 heures, Rosa rentre dans la résidence Cuques :

« Un homme est sorti des buissons du jardin d’une résidence privée. Il est sorti d’un coup avec une lampe torche dans la main, me demandant si je n’avais pas vu un bébé chat. J’ai dit non et je suis partie. Il m’a interpellée de nouveau et au moment où je me suis retournée, il était en train de se masturber. Je n’ai pas su quoi faire pendant une seconde puis je lui ai crié dessus et j’ai pleuré. »

Rosa s’est rendue au commissariat le lendemain. « Leur conseil m’a été primordial », lâche-t-elle avec ironie : « la prochaine fois, tournez la tête et tracez ».

« La policière m’a aussi proposé d’embaucher un garde-du-corps. Ce que je lui ai dit, qu’elle ne comprend pas et que j’aimerai redire ici pour une énième fois, est que je ne veux pas d’un homme auprès de moi pour marcher, je ne veux pas être protégée, je ne veux pas sortir avec la crainte de voir un homme se masturbant, je ne veux pas à chaque pas que je fais vérifier si je ne suis pas suivie (…) Nous n’avons ni à avoir honte ni à avoir peur. »

Conclusion

Rien ne changera parce qu’entre le politiquement correct, la crainte « d’apporter des arguments à l’extrême droite », la peur de paraître islamophobe, et l’hypocrisie ambiante pour ne pas désigner le mal par son nom, à savoir une immigration qui n’est pas une chance pour la France, la chape de plomb retombera rapidement.

Le simple titre de l’article de la Provence (2), qui minimise les faits en décrivant les  agressions et le harcèlement comme « une série de faits » autour des cités U et des facultés, résume très bien la fin de non-recevoir à laquelle les victimes se heurteront.

© Christian Larnet pour Dreuz.info.

(1) https://www.laprovence.com/actu/en-direct/4921153/huit-femmes-sur-dix-victimes-de-harcelement-sexuel-dans-lespace-public.html

(2) https://www.laprovence.com/article/edition-aix-pays-daix/4955053/harcelement-des-etudiantes-denoncent-un-climat-dinsecurite.html 

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