Revue de presse - Peuple de France: Loi sur les fake news : 66% des Français y sont opposés

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jeudi 5 avril 2018

Loi sur les fake news : 66% des Français y sont opposés

Un sondage intéressant, intitulé « les Français et les Fake news » est sorti ce mercredi 4 avril,  sondage BVA réalisé pour La Villa Numéris.


 On y apprend notamment que désormais, 83% des moins de 35 ans s’informent principalement sur Internet,
signe que la télévision, et la presse papier ont de quoi s’inquiéter en matière d »information (d’où la tentative de contrôle de l’Internet en terme juridique) mais aussi que 66% des Français seraient contre toute réglementation française ou européenne pour lutter contre les Fake News.

Actuellement, 62% des Français répondent utiliser la télévision comme l’Internet comme principale source d’information (49% la radio et 32% la presse papier). 58% d’entre eux confient partager des articles intéressants lorsqu’ils sont sur les réseaux sociaux, tandis que 31% d’entre eux (ceux qui partagent) ne vérifient pas les sources de cet article partagé.

Par ailleurs, 75% d’entre eux estiment déjà avoir été confrontés à une « fake news », à une fausse information (les sondeurs ne définissent pas le cadre de ce qu’est une fake news : impossible par exemple de savoir si le traitement de l’affaire Skripal par la grande presse subventionnée peut être considéré comme une fake news) et 18% estiment avoir déjà été induits en erreur.

Pour 82% des sondés (1053 répondants), les fake news proviennent à 82% des réseaux sociaux (facebook, twitter) , mais aussi à 52% des influenceurs (télévision, journalistes, médias) , 43% de sites webs diffusant exclusivement de l’information sur Internet, 28% de personnalités politiques, 19% des médias traditionnels.

Ils sont toutefois 76% à faire confiance lorsqu’ils lisent un article d’un média dit « traditionnel », 72% une information de leur entourage, un score qui descend à 37% pour un média exclusivement sur Internet, 31% pour un « influenceur », 17% pour une personnalité politique.

Les sondeurs posent ensuite la question suivante, à savoir à quelle échelle les Etats doivent lutter contre la diffusion de fausses informations ou d’informations truquées. Et s’ils sont la moitié (53%) à réclamer que les plateformes développent des « bonnes pratiques » (non définies par les sondeurs) ils sont 66% à refuser toute réglementation nationale ou européenne, par extension, toute loi sur les fake news (un chiffre qui basse chez les retraités).

« Et parmi les acteurs suivants, lequel serait selon vous le plus légitime pour vous protéger de la diffusion sur Internet d’informations fausses ou truquées ? ». A cette question, 28% répondent la presse et les éditeurs de presse et 24% les sites Internet qui doivent s’auto réguler, 21% l’Etat par la législation, 12% l’Education nationale, 9% l’Europe (6% ne se prononcent pas).

Enfin, 76% des sondés se déclarent favorables à la mise en place d’une forcément coûteuse « autorité indépendante », spécialité française (et non démocratique car non élue, il faut le préciser)) dans tous les domaines de la vie publique, pour contrôler les informations diffusées sur Internet. Une deuxième CNIL en quelque sorte…

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