Revue de presse - Peuple de France: Tout ce que l’on ne vous a pas dit sur les incidents à la faculté de droit de Montpellier

mardi 27 mars 2018

Tout ce que l’on ne vous a pas dit sur les incidents à la faculté de droit de Montpellier

@Capture d'écran


Dans la nuit de jeudi à vendredi, la soixantaine de personnes qui occupaient illégalement la faculté de droit de Montpellier ont été expulsés par la force par une dizaine d’individus. Un événement local qui a pris une ampleur nationale au point de faire réagir la ministre de l’enseignement supérieur qui a diligenté une enquête administrative sur les événements. Si les médias ont massivement couvert le sujet, certaines informations ont été étrangement dissimulées, biaisant de fait la compréhension de ce qui s’était passé ce jour là.



Des gentils étudiants pacifistes ?


Selon la version diffusée par les médias et ceux qui souhaitaient occuper la faculté de droit, les « étudiants » qui ont été expulsés violemment étaient pacifiques. Pourtant plusieurs témoignages laissent à penser que cela est faux. Tout au long de l’après-midi et de la soirée, des occupants ont fait usage de violence à l’encontre du personnel de la faculté et de certains étudiants opposés à l’occupation.

Durant l’après-midi, plusieurs agressions sont signalées contre des étudiants opposés à l’occupation. Selon le témoignage d’un étudiant, des occupants vont même jusqu’à l’agression sexuelle en «touchant les fesses » de certaines étudiantes. Aux alentours de 22h00, un professeur est physiquement attaqué par un occupant et se fait ouvrir la lèvre. Quant au doyen de la faculté, Philippe Pétel, il est visé par des jets de projectiles dont des bouteilles remplies d’urine et des « tampons usagés ». Et même durant l’évacuation de la faculté, un témoin nous a déclaré que les « étudiants expulsés ont répliqué en jetant des dizaines de bouteilles en verre qui ont touché plusieurs personnes indistinctement ».

Des militants d’extrême gauche connus pour leur violence


Les individus qui ont occupé la faculté de droit de Montpellier sont, pour une très grande partie, extérieurs à ce campus. L’action a d’ailleurs été revendiquée par le collectif de bloqueurs de l’université de lettres Paul Valéry via la page Facebook « Paul-Va Lève Toi ». Sur la vidéo diffusée par cette page on peut d’ailleurs noter la présence de plusieurs dizaines d’individus cagoulés. Même la jeune Léna, que l’on a pu voir témoigner sur plusieurs chaînes de télévision,est en réalité inscrite en prépa au lycée Joffre.



Le jour même de l’occupation de la faculté de droit, Metropolitain livre un témoignage d’une étudiante qui explique parfaitement les méthodes employées par les bloqueurs : Université de lettres de Montpellier : “Les grévistes exercent des violences”

De son côté, Montpellier New Day décrit la faculté de droit occupée comme « une zone de non droit ».

Sur l’événement facebook « Occupation de la fac de droit et sciences politiques » du jeudi 22 mars, on constate que les organisateurs de l’occupation sont « Paul-Va Lève Toi », le syndicat d’extrême gauche « Solidaires Etudiant-e-s Montpellier » mais également le collectif anarchiste « Le Royal Occupé » dont les membres sont connus pour leurs violences. C’est « Le Royal Occupé » qui a récemment organisé le « Karnaval des Gueux », manifestation anarchiste qui s’est soldé par d’importants dégâts et plusieurs policiers blessés dont un gravement au visage. L’un des leaders de ce collectif, Jules Panetier, a d’ailleurs effectué plusieurs séjours à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone.


Qui est le vrai responsable des affrontements ? Philippe Pétel ou Pierre Pouëssel ?


Pour les occupants de la faculté de droit et les médias, le responsable des violences de jeudi soir est tout trouvé, c’est Philippe Pétel, le doyen. Il est notamment accusé d’avoir ouvert ou fait ouvrir une porte de secours pour permettre aux individus qui ont expulsé les occupants d’entrer et de sortir du campus sans difficulté. Une affirmation que nous ne pouvons pas confirmer et il faudra attendre les résultats de l’enquête. En revanche, pour les occupants, la culpabilité de Philippe Pétel ne fait aucun doute. Et tant pis s’il se trouve que, comme nous avons pu le constater sur place, les grilles du parking pouvaient être très facilement escaladées.

En revanche, les occupants oublient de préciser que c’est ce même Philippe Pétel qui a autorisé qu’une réunion d’information puisse se tenir à la faculté. Réunion d’information qui sera détournée par les occupants en « assemblée générale spontanée » et qui débouchera sur l’occupation.

De même, rares sont ceux qui ont rappelé que lorsque la situation a commencé à se détériorer dans l’après-midi, Philippe Pétel a demandé à plusieurs reprises à la préfecture de faire intervenir les forces de l’ordre. Demandes qui ont été à chaque fois refusées. Si le préfet de l’Hérault, Pierre Pouëssel, s’est empressé de condamner les violences et les propos du doyen, il ne s’est, en revanche, aucunement expliqué sur son refus de faire intervenir la police pour faire évacuer la faculté. A noter qu’en 2014, une tentative d’occupation de la faculté de droit par des étudiants de Paul Valéry et des militants d’extrême gauche avait été mise en échec par l’intervention de la police.

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