Peuple de France: Saint-Tropez: la ville profite de l'hospitalisation du SDF pour détruire son campement

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mardi 13 mars 2018

Saint-Tropez: la ville profite de l'hospitalisation du SDF pour détruire son campement

Mairie de Saint-Tropez

Pour le bien du plus célèbre sans domicile fixe de la cité, la ville a employé une méthode radicale et brutale en détruisant son campement pendant qu'il était hospitalisé.



Apparemment pour son bien, la ville lui a forcé la main, mais de la façon la plus rude qui soit, en détruisant son campement et ses maigres affaires.

Selon nos informations, l’image de René sous sa tente aurait ému les services sociaux de la ville, qui ont décidé de le pousser à intégrer la maison de retraite des Platanes.

Compte tenu de son état de santé et de son âge, (66 ans), il est largement "éligible" pour intégrer l’établissement. Mais voilà. René n’a jamais voulu y aller.

"J’aime la liberté...", dit-il. Comme il n’a jamais voulu non plus se réfugier dans les préfabriqués installés l’hiver par la ville pour les SDF.

Trop indépendant. "Je préfère ma tente, j’ai toujours aimé le camping, même avant, quand je travaillais."

Voilà qui était sans compter la sollicitude pressante de la ville de Saint-Tropez à son endroit et notamment du maire, Jean-Pierre Tuveri et son adjointe aux affaires sociales, André Anselmi.

En effet, en février dernier, René a dû être hospitalisé. C’est alors qu’il a reçu la visite d’Andrée Anselmi, venue lui mettre le marché en main, entrer à la maison de retraite des Platanes.

"J’ai refusé. Elle a alors appelé le maire et me l’a passé. Il m’a dit que si je ne faisais pas ce qu’on me disait, il me ferait virer de Saint-Tropez!" commente René, encore choqué de la brutalité de ces propos.

Monsieur le maire aurait donc "fait les gros yeux". Pour son bien? On l’espère, car les mots étaient forts... Lorsque René est sorti de l’hôpital, il a repris ses habitudes dans la citadelle.

Mais voilà qu’une nouvelle et récente hospitalisation a tout fait basculer. Pendant son absence, la société Pizzorno a été missionnée pour "nettoyer le campement".

Fini la tente sous les étoiles. À sa sortie de l’hôpital, René n’a eu d’autre choix que d’accepter d’être hébergé sur le parking du port avec les autres sans domicile fixe.

Tout est bien qui finit bien donc? Pas vraiment.

Car dans l’entreprise de grand nettoyage de la citadelle, la quasi-totalité de ses affaires ont été jetées!

Sa tente, ses couvertures, ses vêtements, et plus important encore, des papiers personnels, de retraite belge notamment, des documents de famille (et oui, il en a eu une, comme tout le monde), des médicaments, l’appareil qui lui servait à mesurer son diabète... Tout a disparu.

Et au lieu de retourner sous sa tente avec vue sur mer, il se retrouvera sur le bitume tropézien. Le CCAS de Ramatuelle (car son adresse administrative est à l’hôtel d ville de Ramatuelle) s’active pour lui constituer un dossier. Encore faudra-t-il qu’il y ait une place.

Sinon, René aura tout perdu, vraiment.

[...]

En savoir plus sur varmatin.com

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