Peuple de France - Revue de presse française: Robert Ménard relaxé en appel : victoire de la parole libre

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vendredi 16 mars 2018

Robert Ménard relaxé en appel : victoire de la parole libre

Robert Ménard


Robert Ménard le maire de Béziers a été relaxé, hier en cour d’appel, de sa condamnation par la dix-septième Chambre correctionnelle, le 25 avril 2017, à 2000 euros d’amende pour « provocation à la haine ».



Et qu’avait fait Robert Ménard ?…Son métier de maire tout simplement, qui consiste entre autres à observer des faits et à les décrire.

L’élu avait twitté le 1er septembre 2016 le message suivant: 

« #rentréedesclasses: la preuve la plus éclatante du #GrandRemplacement en cours. Il suffit de regarder d’anciennes photos de classe ».

Et il avait récidivé le 5 septembre sur LCI :

« dans une classe du centre-ville de chez moi , 91 % d’enfants musulmans. Evidemment que c’est un problème. Il y a des seuils de tolérance (…) ».

Déja en mai 2015, Robert Ménard avait suscité un tollé en évoquant « 64,6 % » d’élèves de confession musulmane dans les écoles publiques de Béziers, une estimation basée sur… les chiffres de la mairie pour la cantine, tout simplement. Un maire n’aurait pas le droit de se baser sur des chiffres émis par la mairie. Ce qui est quand même inquiétant sur la fiabilité de ces chiffres…

Les sept associations subventionnées pour répandre le haine et diviser, qui poursuivaient Robert Ménard, sont donc déboutées.

Les juges d’appel ont justifié ce revirement par un changement de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui exige désormais que les propos incriminés contiennent « une exhortation éventuellement implicite » à la haine ou à la discrimination pour que le délit de « provocation » soit constitué, ce qui n’est ici, selon eux, pas le cas.

Le pote Samuel Thomas de la Maison des Potes voit dans ce changement de jurisprudence un « risque de libération de la parole raciste », rien que cela.

D’autres, optimistes, y verront les circonvolutions de juristes qui aimeraient un peu d’apaisement, et une occasion de se tirer dans les pattes entre magistrats, par ce désaveu de la dix-septième chambre.

Mais enfin ne rechignons pas trop, si une nouvelle jurisprudence même embrouillée permet à Robert Ménard d’être relaxé, on ne va pas faire la fine bouche.

Et si, comme « un merveilleux malheur », autre oxymore, titre d’un essai de Boris Cyrulnik, ce revirement de jurisprudence permettait que les associations lâchent un peu les baskets des patriotes, nous n’aurions qu’à nous en féliciter. Ce ne serait pas un malheur. Au contraire.

Sophie Durand pour ripostelaique.com

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