Peuple de France: Non « nous ne nous habituerons pas à vivre avec le terrorisme ! »

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mardi 27 mars 2018

Non « nous ne nous habituerons pas à vivre avec le terrorisme ! »


Le sacrifice du Colonel Beltramme nous engage tous : il nous invite à tout faire pour l’éradiquer. Collectivement. A commencer, évidemment, par ceux qui nous gouvernent.


Les attentats commis à Carcassonne et à Trèbes par un Franco-Marocain radicalisé ont de nouveau plongé le pays dans le deuil et la frustration. Au fil des jours, des semaines, et même des mois sans attaques, la France avait fini par oublier le danger islamiste. Une coupable insouciance entretenue par le  gouvernement qui nous berçait d’illusions : en Syrie, la guerre contre Daech était gagnée, dans l’Hexagone, les tentatives d’attentats étaient déjouées les unes après les autres, faisaient savoir les autorités, laissant croire aux Français que la situation était sous contrôle et le pire derrière eux. Dormez en paix braves gens … Cette période  s’est refermée brutalement vendredi avec l’assassinat de quatre personnes – dont un gendarme, Arnaud Beltrame, au comportement héroïque – par un petit délinquant radicalisé de Trèbes, dans l’Aude. L’impact est fort, car c’est la France rurale qui est touchée pour la première fois,  celle d’un petit village où tout le monde se connaît. Mais au-delà du sacrifice du lieutenant-colonel de gendarmerie, c’est Monsieur Tout-le-monde qui est pris pour cible !

On ne peut se contenter de ne retenir que le sacrifice héroïque.


Arnaud Beltrame, a donné sa vie pour sauver une otage. Ceux qui le connaissaient n’ont exprimé aucune surprise : « Il était comme ça », disent-ils. Voilà un homme valeureux, brillant à tous égards, assuré d’une belle carrière  qui donne sa vie en échange de celle d’un otage. On sait grâce à ses états de service, qu’il lui semblait logique, inévitable, que sa propre vie comptât moins que celle d’un civil, qu’il était formé pour cette éventualité. Il était tout le contraire d’un homme qui méprisait la vie, mais il croyait la devoir à ceux qu’il fallait protéger à n’importe quel prix. Il n’a donc pas été téméraire, mais purement courageux. Il nous laisse un exemple admirable : celui d’une immense beauté morale !  Cela  mérite  bien un hommage de la nation et  nous nous inclinons respectueusement devant sa mémoire. Cela  ne doit pas nous faire oublier les autres victimes, ordinaires, innocentes et impuissantes, à commencer par le boucher abattu d’une balle dans la tête.  Combien de temps encore allons-nous tolérer que des concitoyens qui ne demandent rien à personne soient livrés à la mort par des individus pétris de haine que rien n'empêche de tuer lâchement des hommes sans défense ?

La responsabilité de ceux qui nous gouvernent est engagée.


Emmanuel Macron, élu il y a dix mois, se retrouve frontalement confronté au terrorisme islamiste dont il faut rappeler qu'il a fait 212 victimes en France depuis 2012. Or tout n’est  pas  fait  pour mener avec détermination la  guerre contre ce fléau. L’islamisme se répand et continue de progresser dans les quartiers, et dans des villes comme Trappes, la situation est catastrophique. Au point que cent intellectuels ont cru bon de tirer  la sonnette d’alarme. Quelques jours après la parution de cette tribune  dans le Figaro, l’attentat de Trèbes résonne sinistrement. La réaction de Benjamin Griveaux à cet appel au sursaut,  qu’il  juge « stigmatisant », est navrante, et celle  de  Christophe Castaner qui précise encore hier que les terroristes français de Syrie doivent  pouvoir revenir en France, à côté de la plaque et inquiétante. Cela en dit long sur la naïveté des raisonnements qui hantent les allées du pouvoir. On va encore avoir droit à de grands discours bien creux  et bien péremptoires  du Jupiter de  la rue Saint-Honoré, mais on ne peut s’en contenter. Car ce qu’on nous propose comme réplique est risible. Que nous dit Monsieur Griveaux : Il reconnait que le « salafisme a pris le pouvoir » dans certains quartiers, mais appelle contre lui à une croisade pacifique : « La reconquête, elle ne se fait pas dans les tribunes, en stigmatisant, en expliquant que c’est des zones d’apartheid, elle se fait avec la police de sécurité du quotidien, elle se fait en dédoublant les classes et en ayant deux fois moins d’élèves dans les quartiers difficiles ». On pourrait aussi distribuer des kits de « vivre ensemble » ou des bonbons au caramel sans lécithine de soja ni gras de porc !  Combien faudra-t-il de  morts encore pour leur ouvrir les yeux ?

Il faut de la fermeté face à l’islam politique.

Laurent Wauquiez a pris la parole dans une déclaration solennelle : « Face à l’islamisme il ne peut pas y avoir d’un côté le courage, le sens du devoir et l’esprit de sacrifice de nos forces de l’ordre, et de l’autre l’aveuglement et l’irresponsabilité politique à la tête de la France depuis beaucoup trop d’années. L'islamisme a déclaré la guerre à la France. Nous faisons face aujourd'hui à un ennemi intérieur. La contagion islamiste doit être éradiquée. Je demande que l’on s’en donne les moyens et que l’état d’urgence soit rétabli. De nombreux individus de nationalité étrangère et proches des mouvances islamistes continuent à résider sur notre territoire. Il faut le dire clairement : nous ne voulons pas d'eux sur notre sol. Quand on part pour le djihad, on trahit la France. C’est aux autorités syriennes et irakiennes de s'occuper d’eux, et je le dis tout net : peu m'importe leur sort. Je demande solennellement à Emmanuel Macron de sortir de sa coupable naïveté et d'avoir enfin le courage de prendre les mesures pour protéger les Français. » Le président des Républicains a raison : des  mesures peuvent être prises pour réduire l’influence des radicaux sur le  sol  français : il suffit d’interdire certaines organisations et de fermer certaines  mosquées. Il ne faut pas avoir peur d’expulser tous ceux qui peuvent l’être et interner tous les fichiers S considérés  comme  dangereux. Cela fera déjà moins de cas susceptibles de passer à l’acte en situation de le faire.

Non, comme le pense et le dit Emmanuel  Macron, « nous ne nous habituerons pas à vivre avec le terrorisme ! ». Le sacrifice du Colonel  Beltramme nous engage tous : il nous invite à tout faire pour l’éradiquer. Collectivement. A commencer, évidemment, par ceux qui nous  gouvernent.

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