Peuple de France - Revue de presse française: Islam et délinquance, l’explosion française

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vendredi 30 mars 2018

Islam et délinquance, l’explosion française

Arrêté pour détention d’armes, condamné pour trafic de stupéfiants, fiché S comme individu radicalisé: le terroriste de Trèbes, Redouane Lakdim, incarnait l’explosive combinaison de l’islam salafiste violent et de la délinquance



Mohammed Merah, les frères Kouachi, Amedy Coulibaly, Larossi Abballa, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, Karim Cheurfi et maintenant Redouane Lakdim…
Tous ces terroristes tués par les forces de l’ordre françaises après avoir mené, seuls, un attentat surprise meurtrier, étaient connus de la police. Tous avaient un pedigree identique de délinquant.

Absence initiale de pratique religieuse, propension à la violence, goût pour les armes, trafics de stupéfiants et passages par la prison… Autant de parcours qui, à la lumière de la prise d’otages survenue à Trèbes (Aude) le 23 mars, disent une forme d’impasse française face à ce que les experts nomment «l’islamo-délinquance» ou «l’islamo-ganstérisme». «Ce concept est bien sûr réducteur, nuance le criminologue Alain Bauer, auteur des Guetteurs (Ed. Odile Jacob). Mais il souligne deux réalités: celle des vecteurs de la radicalisation salafiste «à domicile», et celle de la persistance de la menace terroriste. Empêcher un jeune de rejoindre Daech en Syrie ne l’empêche pas d’agir en France. Au contraire…»

Cette réalité, beaucoup l’estiment cachée voire masquée par des pouvoirs publics désireux de ne pas stigmatiser la communauté musulmane, même si un tiers des fichés S radicalisés sont des convertis. Mercredi, devant les Invalides, au milieu des Parisiens venus rendre hommage au colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, cette critique fusait. André R., retraité, a enseigné dans les lycées du Val-de-Marne, le département le plus touché de France par la radicalisation (42 cas pour 100 000 habitants) après la Seine-Saint-Denis (56 cas): «J’ai enseigné au Lycée Saint-Exupéry, qui borde une cité, explique-t-il. Je l’ai vu se dégrader. Et j’ai vu la loi du silence s’installer. J’ai reçu des policiers venus m’interroger sur un ancien élève devenu dealer, puis djihadiste. Mais les flics préféraient taire l’info.»

Redouane Lakdim, le preneur d’otages de Trèbes, né en 1992, avait été condamné une première fois en 2011, puis incarcéré en 2015. Il était fiché S depuis 2014 et il venait de recevoir, début mars, une lettre de convocation de la police. Un courrier resté sans réponse. Tout comme cela avait été le cas pour le récidiviste Karim Cheurfi, tueur du policier Xavier Jugelé en avril 2017 sur les Champs-Elysées. Sur les pavés de l’esplanade des Invalides, la sonnerie aux morts résonnait, hier, comme un bien douloureux rappel.

[...]

Article complet dans letemps.ch

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