Revue de presse - Peuple de France: Gratuité des transports : Hidalgo en pleine crise de démagogie

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mercredi 21 mars 2018

Gratuité des transports : Hidalgo en pleine crise de démagogie

Anne Hidalgo est une maire en sursis. A deux ans des élections municipales, la campagne a déjà débuté, car le passif est si lourd qu’il faut d’ores et déjà commencer les opérations de séduction. Première étape : proposer la gratuité des transports en commun. La mesure à de quoi être populaire, mais elle est surtout d’une démagogie sans nom. Tout est prêt pour se maintenir au pouvoir même le grand n’importe quoi !



Il y a certains politiques qui ont le don de se mettre en avant. Anne Hidalgo fait partie de cette petite caste, mais ces derniers mois ont été douloureux pour la madone parisienne. Les affaires ont succédé aux révélations, et sa mauvaise gestion a enfin été étalée au grand jour. Elle pensait que l’obtention des Jeux Olympiques suffirait à la faire réélire triomphalement… Hidalgo a enfin compris qu’il n’en serait rien et étant donné l’étendu des dégâts, le temps des belles promesses est déjà venu.

Une nouvelle promesse (de poids) pour les survivants du socialisme


Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Cette vérité n’est pas bonne à rappeler lorsqu’on fait son beurre en politique, mais elle est utile pour ceux qui souhaitent ne pas être complètement crétinisés au moment de mettre un bulletin dans l’urne. La maire de Paris saura-t-elle faire oublier à une majorité de Parisiens qu’elle n’est pas fiable et que ses belles promesses et faux sourires ne sont que de piètres outils chargés de lui donner une image d’élue responsable et proche des soucis de ses concitoyens ?

Le pari est pris car Hidalgo a annoncé hier qu’une étude va être lancée pour la gratuité des transports en commun à Paris. La « question de la gratuité des transports est une des clés de la mobilité urbaine dans laquelle la place de la voiture polluante n’est plus centrale » selon l’égérie de la gauche socialiste parisienne. C’est pourquoi elle a chargé trois de ses proches de travailler sur cette question. Pas besoin de lire dans le marc de café pour prédire que ces trois larrons vont revenir dans quelques mois avec un beau rapport expliquant que la gratuité des transports en commun n’est pas seulement une bonne mesure, mais qu’elle est indispensable.

Un premier ballon d’essai avait déjà été réalisé avec l’annonce de la prochaine gratuité des transports en commun pour les Parisiens de plus de 65 ans au revenu inférieur à 2 200 euros par mois. Une mesure qui devrait coûter la bagatelle de 15 millions d’euros, mais qui a peu d’effets sur le plan électoral. Les retraités parisiens ne sont pas le cœur de cible de la gauche parisienne et il est nécessaire de toucher un public bien plus large pour espérer faire fructifier les cadeaux en bulletins de vote. C’est ainsi que la gratuité pour tous est en train de sortir de l’usine à gaz qu’est la mairie de Paris. Une mesure qui ne sera pas mise en place avant 2020. Quelle étrange coïncidence. Pour avoir les transports gratuits, il va falloir voter Hidalgo…

L’opposition mi-amusée, mi-désespérée par tant d’opportunisme politicien s’interroge sur le caractère « électoraliste » d’une promesse de toute manière impossible à mettre en place. Il faudrait trouver 4 milliards d’euros chaque année pour faire fonctionner les transports en commun. La mairie de Paris croule déjà sous les dettes et aucun financement privé ne peut approcher une telle somme (même en mettant dix fois plus de publicités dans les couloirs et rames de métro). Il va donc falloir financer la mesure et si ce n’est pas un abonnement hors de prix qui le permettra, il faudra donc compter sur une augmentation sensible des impôts locaux. Ces mêmes impôts qui ont explosé sous la majorité socialiste et qui ne bouge plus depuis deux ans pour des raisons encore une fois électoralistes.

Anne Hidalgo dit qu’il faut regarder du côté de Tallinn, la capitale de l’Estonie pour voir qu’une telle mesure est viable. Il est vrai que Paris est une ville comparable à la capitale estonienne forte de moins de 500 000 habitants… Par contre, interdiction de regarder l’exemple de Seattle pourtant plus comparable à Paris. Là, la gratuité des transports a rapidement été abandonnée. Jurons que l’équipe municipale n’était pas dirigée par un socialiste à l’impérieux besoin de réélection pour éviter une longue et douloureuse descente aux enfers. Vivement les prochaines élections municipales, mais d’ici là les promesses improbables vont fleurir à un rythme effrayant.

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