Peuple de France: Sarcelles : Un enfant de 12 ans rasé, frappé et humilié à l’école coranique à cause de sa coiffure

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jeudi 8 mars 2018

Sarcelles : Un enfant de 12 ans rasé, frappé et humilié à l’école coranique à cause de sa coiffure


Le directeur d’une école coranique ainsi que trois animateurs de la ville sont jugés ce jeudi par le tribunal correctionnel de Pontoise, pour des faits de violences aggravées sur un enfant de 12 ans.




Le directeur d’une école coranique de Sarcelles qui intervient à la mosquée et trois animateurs de la ville sont jugés ce jeudi par le tribunal correctionnel de Pontoise. Ils doivent répondre de violences aggravées sur un enfant de 12 ans. Lui reprochant de s’être teinté les cheveux, ils lui avaient en partie rasé la tête puis lui avaient infligé des violences dans un local.

Nous sommes le 27 avril dernier, le garçon est arrivé à la mosquée Foi et Unicité, allée Bernard-Palissy, pour suivre un cours d’arabe le soir avec sa nouvelle coiffure. La teinture blonde n’est pas vraiment appréciée par le directeur de l’école coranique. Il lui explique que la religion interdit une telle coiffure et qu’il devra recevoir une correction. Le directeur envoie donc un élève chercher une tondeuse pour lui raser la tête. Il effectue un passage à travers le crâne et le laisse ainsi devant tout le monde. C’est le premier épisode de violences pour lesquelles devra s’expliquer le directeur, qui assure ses cours d’arabe et de coran dans la mosquée.

En colère, le garçon rentre chez lui puis repart vers 21 heures avec des œufs qu’il lance avec des copains sur la porte et la boîte aux lettres du directeur. Il apprend le lendemain qu’il lui faut nettoyer, ce qu’il fait. Mais il est alors surpris par le directeur, celui-ci appelle son frère afin de « trouver des petits fous de Sarcelles » pour le frapper. Ce ne sont pas des mots en l’air. En allant ranger le matériel de nettoyage dans un local situé à proximité, le jeune se retrouve face au directeur et entouré de quinze à vingt personnes, puis isolé dans une pièce, avec trois personnes.

Cela a démarré par un petit coup de poing au torse puis tous les trois ont enchaîné les coups sur l’ensemble du corps. Il évoque des « écrasements de tête » et une balayette, se retrouve au sol à plusieurs reprises à cause des coups et de la douleur. 

Le directeur a reconnu les faits, regrettant la violence, exprimant des remords. Il admet que sa réaction était « disproportionnée ».

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