Peuple de France: SNCF, la société qui vit sur le dos des Français

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mercredi 28 février 2018

SNCF, la société qui vit sur le dos des Français



Il y a eu beaucoup de bruit autour du rapport Spinetta consacré à la réforme de la SNCF pour son ouverture à la concurrence d’ici 2023. Il n’y avait pourtant pas de quoi. Le rapport confirme en grande partie ce que tout le monde savait, après des dizaines d’autres rapports et des centaines d’articles et de livres. Le gouvernement répond en annonçant la fin des recrutements au statut de cheminot. Sera-t-il suffisant ?

La moitié de la pension d’un agent SNCF est payée par les contribuables



L’entreprise publique est sous perfusion en permanence. Le système ferroviaire français représentait en 2016 un coût brut pour les finances publiques, toutes administrations confondues, de 10,5 milliards d’euros, auxquels il faut ajouter 3,2 milliards d’euros de subvention d’équilibre au régime de retraite SNCF. En dépit de ces subventions, le système demeure déficitaire, de l’ordre de 3 Mds d’euros chaque année. La retraite moyenne à la SNCF est de 23 616 euros, donc très au-dessus de la moyenne nationale de 14 480 euros dans le secteur privé. Comme il y a environ 270 000 retraités, l’IREF a calculé que les contribuables payent chaque année la moitié de la pension d’un ancien agent (le contribuable verse actuellement chaque année plus de 12 200 euros (= € 3 200 000 000 / 270 000 retraités). Rappelons quelques privilèges accordés – toujours – aux retraités de la SNCF : départ à 55 ans (voire 52 ans), pension calculée en fonction des derniers salaires, cotisations salariales inférieures à celles du droit commun, etc…

Trains vides, en retard et très coûteux


L’entreprise publique a donc mis en place un système extrêmement avantageux grâce à l’argent des contribuables. Pourtant, ces derniers utilisent de moins en moins le train, surtout en province. 90% des voyageurs-km se concentrent sur un tiers du réseau et le coût des « petites lignes » est de 1.7 Mds d’euros pour seulement… 2 % des voyageurs. Sur 9 000 km de lignes, environ 4 000 km pourraient être fermées d’ici 2026 en raison de leur « obsolescence ».

Les trains roulent donc largement à perte : la part des recettes provenant de la vente de billets (TER et Transiliens) dans les recettes totales représente 27 % en France contre 90 % aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni. Le taux de remplissage des TER n’est que de 25 % contre 42 % pour les Intercités. De plus, le taux de régularité est de 90.3 % pour les trains régionaux, loin derrière les Pays-Bas (97.5 %), la Suisse (96.8 %), l’Allemagne (96.3 %) ou la Grande-Bretagne (92.9%) (source ARAFER, 2017). D’où un taux de satisfaction des Français moins élevé que dans les autres pays. Dans le European Railway Performance Index (2017) qui mesure la qualité du transport ferroviaire en Europe, la France se classe loin derrière la Suisse, le Danemark, la Finlande, l’Allemagne, l’Autriche, la Suède, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. On remarque dans cette énumération que les meilleurs réseaux ferroviaires se trouvent dans les pays qui ont libéralisé et privatisé le transport par rail. Aujourd’hui, plus d’une dizaine de pays européens ont ouvert le rail à la concurrence. L’un des derniers est l’Italie qui pourrait aussi servir de modèle à la France.

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Source : IREF

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