Revue de presse - Peuple de France: Inondations: Macron préfère serrer les mains de foules étrangères et distribuer des millions dans des pays africains

lundi 5 février 2018

Inondations: Macron préfère serrer les mains de foules étrangères et distribuer des millions dans des pays africains

Pas un seul village inondé n’aura eu l’honneur d’apercevoir notre « Jupiter » pourtant dieu du ciel et du climat.



Le 6 septembre 2017, le cyclone Irmadévaste Saint-Martin et Saint-Barthélemy, faisant onze morts. Mais ce 6 septembre, « Jupiter » prononce un discours au Parthénon lors de son voyage officiel en Grèce. Il fallut attendre le 12 septembre pour le voir atterrir à Saint-Martin et promettre aux habitants en colère une reconstruction rapide, qui se fait toujours attendre.

Du 8 au 10 janvier 2018, 34 départements sont en vigilance orange. Les recherches se poursuivent pour retrouver deux personnes portées disparues après la tempête Eleanor qui a causé la mort de six personnes et au moins 200 millions d’euros de dégâts. Mais Macron, du 8 au 10 janvier, est en Chine. Il entend parler d’égal à égal avec le géant chinois en se positionnant comme le nouveau leader de l’Europe.

Le 10 janvier, le Rhin sort de son lit, la Seine bouillonne à Paris. La Saône est toujours placée en vigilance orange, de nombreuses routes départementales restent coupées, des fermes isolées. Mais notre Président, ce 10 janvier, se déplace de la Chine vers l’Italie, certainement pour éviter la pluie et retrouver le soleil.

Le 18 janvier, 28 départements sont en vigilance orange. Dans les villages, les habitants regardent monter l’eau avec angoisse, eux qui n’ont pas tous été dédommagés des inondations de 2016. Mais notre Président, ce jour-là, visite Londres avec Theresa May et communique sur les migrants de Calais.


Les 20 et 22 janvier, le Doubs et le Jura passent en alerte rouge. La Seine poursuit sa montée dans la capitale, certaines stations du RER C sont fermées. La préfecture de police de Paris appelle les riverains à la « vigilance ». Mais le Président prépare son voyage, deux jours plus tard, à Davos, en Suisse, où il s’en prendra à Trump : « Quand on voit la neige qu’il y a à Davos, on a du mal à croire au réchauffement climatique. Heureusement que vous n’avez pas invité un climatosceptique. » Par contre, les déluges qui tombent en France, il ne les a pas vus arriver !


Le 31 janvier et le 1er février, c’est au tour des départements normands, notamment l’Eure et la Seine-Maritime, de subir la crue de la Seine. Le fleuve sortant de son lit continue de gonfler, d’autant que les grandes marées accentuent cette situation. Mais Emmanuel Macron, lui, est à Tunis. Il promet une aide de 150 millions d’euros pour conforter la démocratie tunisienne.

Les 2 et 3 février, la Marne atteint son pic de crue. Environ 400 foyers sont touchés par des pannes d’électricité ou des inondations en Seine-Saint-Denis. En Seine-Maritime, à Elbeuf, 150 personnes sont évacuées dans la nuit en raison de la crue de la Seine, 31 habitations sont inondées, 46 communes sont, à des degrés divers, touchées. Dans l’Eure, 16 communes sont sans eau potable. Mais à ces mêmes dates, Il est au Sénégal, accompagné de Brigitte. Devant sa nouvelle groupie Rihanna, il annonce le déblocage de 200 millions d’euros pour l’éducation, 25 millions pour le patrimoine de ce pays d’Afrique et 15 millions pour protéger Saint-Louis du Sénégal de l’océan.

Ce parallèle simplifié nous expose mieux les deux incohérences du personnage : le Président préfère serrer les mains de foules étrangères et distribuer des millions dans des pays africains que de croiser des riverains cloîtrés dans leurs maisons, accablés devant leurs caves submergées en priant pour un remboursement rapide.

Le locataire de l’Élysée adopte facilement le déguisement : militaire, casque de chantier sur la tête ou même port de la chéchia au Maghreb, mais abomine celui d’un sauveteur en cuissardes s’arrachant au flot boueux. Voilà pourquoi pas un seul village inondé n’aura eu l’honneur d’apercevoir notre « Jupiter » pourtant dieu du ciel et du climat.

J.-P. Fabre Bernadac pour bvoltaire.fr

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